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Un cadre réglementaire à définir ?

Aujourd'hui, il n'existe pas de business models du stockage d'énergie, sauf pour les sites isolés. Toutes les applications de stockage sont peu ou prou subventionnées (plus de 50 % aux États-Unis).

 
  En Europe, la Commission européenne a la volonté de coordonner ce secteur pour arriver à une harmonisation qui n'existe pas aujourd'hui : pas de tarif d'accès au réseau en Allemagne et en Autriche, pas de différence   significative entre les tarifs heures pleines et heures creuses sur le marché spot européen (10 %), tarifs réglementés et obligation de rachat d'électricité dans certains pays comme la France, etc.

Par ailleurs, les installations de stockage aux Etats-Unis sont reconnues comme un outil de gestion des réseaux de distribution, ce qui favorise les investissements dans des technologies de stockage, en améliorant le réseau.

Il existe de fortes disparités entre les pays européens : régulation spécifique pour stocker l'énergie en Autriche avec une exonération des frais d'accès au réseau, exemption des frais d'accès pour toute nouvelle installation de stockage stationnaire en Allemagne également, etc.

D'une façon plus générale, il reste une grande incertitude en Europe sur la question de la "propriété" du stockage entre le producteur, le gestionnaire de réseau ou même le consommateur : une installation de stockage est-elle un moyen de production ou un équipement du réseau au même titre qu'un transformateur ? Ou encore un complément installé par le consommateur comme un générateur ? Cette incertitude constitue un frein important au développement du marché visé.

En France, l'article 6 de la loi NOME prévoit la mise en place d'une obligation de capacité pour les producteurs d'électricité, c'est-à-dire l'obligation pour chaque fournisseur d'électricité de prouver qu'il dispose de moyens suffisants permettant de couvrir la pointe de consommation de ses clients, augmentée d'une marge de réserve. Cette obligation devrait aider à la naissance d'un marché de capacité et développer de nouvelles infrastructures de production et de stockage.

Globalement, deux voies de nature législative et économique pourraient se combiner pour permettre le développement progressif du stockage massif d'énergie :

  • la voie réglementaire imposant des obligations aux opérateurs d'unités de production d'énergies intermittentes, à l'image du Japon ou de la France pour les zones insulaires ;
  • et à terme, la voie économique avec l'émergence de business models et peut-être d'acteurs industriels dédiés comme c'est le cas dans le secteur du gaz naturel. Les services additionnels rendus — sécurisation des approvisionnements en énergie, lissage des pointes, optimisation économique des infrastructures, autonomie, etc. — assureraient dans ce schéma la rentabilité des installations de stockage.

 

+ IFPEN > Événements > Panorama 2013 : "Stockage massif de l'énergie - Un impératif pour réussir le mix énergétique de demain ?"

(31 janvier 2013, Paris)

 
Contacts auprès de la Direction de la Stratégie d'IFPEN :
Catherine Ponsot-Jacquin - Jean-Fabrice Bertrand
 

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Citation

"La montée en puissance attendue de l'électricité d'origine éolienne ou solaire imposera certainement progressivement des moyens de stockage massifs d'énergie. Même si de nombreuses incertitudes demeurent aujourd'hui, l'importance de l'enjeu justifie pleinement la mobilisation de tous les acteurs dans ce domaine, en particulier en termes de recherche, face aux nombreux défis scientifiques et technologiques posés par les différentes solutions envisagées, à concevoir ou à améliorer."
 
Catherine Ponsot-Jacquin ,
Direction de la Stratégie IFPEN