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Réduire les émissions de CO2

Effet de serre

Réduire les émissions de CO2 nécessite d'agir simultanément sur plusieurs fronts : la maîtrise de la demande d'énergie, l'amélioration du rendement énergétique durant la production et la conversion des énergies fossiles, le remplacement des énergies fossiles par des énergies contenant moins ou pas de carbone et la mise en place d'un marché de permis d'émissions négociables de CO2 .

Cadres Bleus

 + Maîtriser la demande d'énergie
 + Améliorer l'efficacité énergétique
 + Emettre moins de CO2
 + Mettre en place un marché de permis d'émissions négociables de CO2

 
 
 
 
 

 
Maîtriser la demande d'énergie
Demande-energie

Réduire les émissions de CO2, c'est d'abord maîtriser la demande énergétique.

Cela passe par un comportement plus responsable des utilisateurs :
> consommer "local" pour réduire le transport des marchandises,
> privilégier l'usage des transports en commun,
> réduire la consommation domestique, etc.

Et par des politiques d'incitation aux économies d'énergie :
> encouragement des transports en commun,
> mesures réglementaires et fiscales.

Les économies d'énergie doivent effectivement être encouragées.

S'il ne faut pas s'attendre à un changement brutal et fondamental du mode de vie des consommateurs, il ne faut pas pour autant négliger l'incidence que ces économies peuvent avoir sur la consommation d'énergies fossiles.

 
Améliorer l'efficacité énergétique
Energie-economie

De nouveaux systèmes de production, de transformation et d'utilisation de l'énergie doivent être étudiées pour consommer moins d'énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon) et émettre moins de CO2. Cela passe, par exemple, par la conception de moteurs et de chaudières offrant un meilleur rendement.

Le domaine des transports, plus particulièrement émetteur de CO2, est en tout premier lieu concerné. C’est pourquoi l’UE a fixé des objectifs de réduction des émissions des véhicules neufs à 95 g CO₂/km pour 2021 par rapport aux 127 g CO2/km aujourd’hui. Il faut savoir que les véhicules neufs sont d’ores et déjà moins émetteurs de CO2, les chiffres actuels représentant tout de même une réduction des émissions de 4 % par rapport à 2012

Toute la difficulté consiste à concilier les augmentations de rendement avec ces réglementations de plus en plus sévères sur les émissions de polluants.

De nouveaux modes de combustion devraient notamment permettre de concilier des rendements très élevés avec des niveaux d'émissions de polluants faibles.

L'électrification des véhicules permet également d'améliorer les performances environnementales du transport, à condition d'utiliser de l'électricité produite à partir d'une ressource renouvelable.

 

+ Les grands débats > Quel avenir pour l'automobile ?

 

Emettre moins de CO 2
Emissions-CO2-moins

Il s'agit ici de remplacer progressivement des énergies fossiles riches en carbone par des énergies, fossiles ou non, qui n'émettent pas ou peu de CO2.

- Les grosses installations industrielles de production d’électricité représentent plus de 40 % des 40 milliards de tonnes de CO2 émis annuellement dans le monde. En substituant le gaz naturel au charbon comme combustible, on pourrait diviser par 2,5 les émissions de CO2 par unité d’énergie produite.

- L’utilisation du GNV, des biocarburants et, à plus long terme, de l'hydrogène, dans le secteur transport, permet aussi d’améliorer le bilan CO2.

Mais chacune de ces solutions doit être étudiée "du puits à la roue", sur un cycle de vie complet qui prenne en compte l’ensemble des étapes, de la production à l’utilisation.

- D’une manière générale, le recours aux énergies renouvelables (géothermie, énergie éolienne, énergie solaire) constitue une réponse efficace à la problématique de l’effet de serre. Toutefois, leur part dans la demande mondiale d'énergie primaire devrait rester faible dans les 30 prochaines années.

Dans un contexte où les énergies fossiles resteront largement dominantes pendant encore de nombreuses décennies, il convient donc de mettre également en œuvre des actions de grande envergure pour réduire de manière importante les émissions de CO2. La capture et le stockage géologique du CO2 apparait comme une piste intéressante.

 

Mettre en place un marché de permis d'émissions négociables de CO2
Marché-permis-emissions-CO2

Pour inciter l'industrie à limiter ses émissions de CO2, le principe des mécanisme de marché d'échanges de quotas de CO2 avait été adopté lors du sommet de Kyoto. C'est l'Union européenne qui a décidé, la première, de le mettre en œuvre. Depuis le 1er janvier 2005, les industriels européens peuvent échanger des tonnes de CO2 sur le marché EU-ETS (European Union-Emission Trading Scheme).

Le principe est simple : les entreprises qui investissent pour réduire leurs émissions de CO2 peuvent, si elles font mieux que l'objectif qui leur est fixé par les pouvoirs publics, vendre leurs excédents de quota et amortir ainsi leurs investissements. Ce sont les mécanismes boursiers qui s'appliquent alors, avec un prix de la tonne de CO2 qui varie en fonction de l'offre et de la demande et suivant les volumes échangés.

Chaque entreprise dispose d’un quota d’émissions. Au total, ces allocations représentent 2 086,7 millions de tonnes de CO2 en Europe pour la période 2008-2012, et concernent 11 428 installations en Europe. Tous les ans, chaque installation doit être en conformité avec ses permis d’émissions. Celles qui dépassent leurs quotas doivent en acheter sur le marché.

Autre solution : "rapatrier" des crédits de CO2 sur le marché européen en investissant dans des projets MDP (Mécanisme de Développement Propre) dans des pays comme la Chine ou le Brésil, non signataires du protocole de Kyoto, ou dans des projets MOC(Mise en Œuvre Conjointe) dans des pays signataires. En cas de non conformité, les installations sont pénalisées à hauteur de 100 € par tonne de CO2 émise au-delà de leur quota.

Depuis 2005, le marché EU-ETS fonctionne en Europe et vise certaines entreprises.

Depuis 2008, à l'échelle internationale des échanges entre états ont débuté.

Ce système, qui combine intervention des états (qui fixent les objectifs de réduction et sanctionnent le non-respect des engagements) et mécanismes de marché, va dans le sens d'une maîtrise collective et globale des émissions et des coûts associés à ces réductions.

 

+ Pour aller plus loin sur l’EU-ETS >> Zoom sur le marché européen du carbone
  

 
 

+ Les clés pour comprendre > Hydrocarbures, CO2 et effet de serre
  

 
 

+ Axes de recherche > Hydrocarbures responsables
  

 
 

+ Voir la courbe de référence du CO2 > NOAA (U.S. Department of Commerce-National Oceanic and Atmospheric Administration) = Mesure faite depuis 1959 à l'observatoire du Mauna Loa (Hawaï), loin de toute pollution.

 

Liste de liens externes

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Chiffre clé

40 %

C'est l'engagement de réduction des émissions de GES des 28 États de l'Union Européenne d'ici à 2030, par rapport à 1990.

Source : Le Monde, 15 juillet 2015

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