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La 1re génération de biocarburants

Biocarburants deuxième génération

 
 
Les biocarburants de 1re génération, aujourd'hui distribués à la pompe, sont tirés de végétaux dont la culture est éprouvée, et leur fabrication repose sur des procédés maîtrisés.

Le biodiesel : pour les véhicules diesel
Le biodiesel est fabriqué à partir de plantes contenant de l'huile (colza, tournesol, soja, palme). Le biodiesel utilisé aujourd'hui en mélange avec le gazole est issu de la transformation chimique des huiles. On fait réagir l'huile végétale avec du méthanol pour obtenir un EMHV (Ester Méthylique d'Huile Végétale), composé aux propriétés voisines de celles des gazoles. Une autre option consiste à hydrotraiter ces huiles. Le biodiesel produit en Europe est souvent issu de produits importés (huile de palme et de soja), les ressources locales (colza, tournesol) étant insuffisantes.

L'éthanol : pour les véhicules à essence

L'éthanol est un alcool produit par fermentation du sucre issu de plantes (betteraves, cannes à sucre), ou de l'amidon extrait de céréales (blé, maïs). Il est destiné aux moteurs à essence.
 
En Europe, l'éthanol n'est pas utilisé sous forme d'alcool. Il est transformé en ETBE (Ethyl Tertio Butyl Ether), avant d'être ajouté à l'essence. La transformation se fait par réaction de l'éthanol avec l'isobutène, un produit pétrolier. L'ETBE présente l'avantage de pouvoir être mélangé plus facilement et en plus grande quantité à l'essence. L'éthanol est majoritairement produit avec les ressources locales : la canne à sucre au Brésil et le maïs aux États-Unis.

Dans la mesure où ces biocarburants sont fabriqués à partir de végétaux alimentaires, ils ne peuvent être produits qu'en quantité limitée.

- En Europe et aux États-Unis, la substitution de 10 % des consommations d'essence et de gazole par les biocarburants de 1ère génération nécessiterait de consacrer 20 % à 25 % des terres arables à la production de carburants.
 
- En Europe, on estime que la concurrence avec la production alimentaire pour l'usage des terres agricoles apparaît au-delà d'un seuil d'incorporation de 7 % dans les carburants.
 
- La hausse de la production de biocarburants de 1re génération pourrait conduire à une production agricole intensive, augmentant les risques de pollution des eaux (pesticides, engrais...) et de déforestation (Brésil, Malaisie...).

Pour augmenter la quantité de biocarburants et atteindre les objectifs réglementaires, sans menace pour les besoins alimentaires ou l’environnement, il faut donc compléter l'offre actuelle par de nouvelles filières et de nouvelles générations de biocarburants.

Zoom sur le jatropha

L'utilisation du jatropha pour produire du biodiesel a suscité beaucoup d'espoirs. Cette plante poussant à l’état sauvage dans les zones les plus arides* est utilisée par les populations comme haie vive. On exploite également son huile pour la cuisson (mais la plante elle-même n’est pas comestible) et l'éclairage. Et son huile, par ses caractéristiques, est idéale pour remplacer le diesel.

Mais peu exigeante à l’état sauvage, la plante ne se plie guère à une culture à grande échelle : il faut l’arroser, lui fournir des engrais et une protection contre les insectes ravageurs… Entre coûts d'entretiens élevés et rendements décevants, le jatropha est plutôt envisagé aujourd'hui comme une alternative énergétique exploitable à l'échelle locale.

* à Madagascar, en Egypte, en Amérique latine, en Inde et dans différents pays du Sahel

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