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L’eau et les biocarburants

Eviter la compétition avec les besoins alimentaires

L’eau apparaît aujourd’hui comme un critère de durabilité incontournable pour les bioénergies. L’empreinte eau des biocarburants se mesure principalement à 2 niveaux :

- celle générée par la culture de la ressource dédiée à la production de biocarburants,

- celle générée par la fabrication des biocarburants.

 

Les prélèvements en eau des cultures
La difficulté de mesure de l’empreinte eau réside dans le fait que, à la différence des gaz à effet de serre qui peuvent être évalués de manière globale, l’eau se mesure à échelle restreinte, car reste très dépendante d’un contexte local. Ainsi, des prélèvements d’eau générés par un même système peuvent être très problématiques en un lieu aux ressources limitées, et absolument sans effet sur un lieu aux ressources abondantes.

L’eau du sol puisée par les plantes peut être rechargée par des précipitations, des réserves d’eau souterraines ou de cours d’eau, ou par de l’eau d’irrigation. Mais selon le type de sol, le climat et les pratiques agricoles, les prélèvements en eau pour une culture donnée peuvent varier considérablement. Par exemple, la culture du maïs pour la production d’éthanol aux États-Unis peut afficher des prélèvements de 7 (Iowa) à 320 l d’eau (Dakota) par litre d’éthanol produit !

L’eau dans les unités de fabrication des biocarburants
Les besoins en eau des unités de production de biocarburants sont principalement liés à 3 natures d’utilisation : l’eau de process, l’eau pour la production de chaleur et l’eau de refroidissement. Ces prélèvements peuvent varier selon l’effort d’optimisation et le degré d’intégration des différents procédés sur une même unité.

En réalité, la production d’éthanol s’avère être la seule technologie consommatrice d’eau en quantité significative. Les unités de production d’éthanol sont souvent localisées dans les bassins de production agricoles à proximité de la matière première. Ce sont des zones pour lesquelles il peut déjà y avoir des tensions sur la ressource en eau, du fait des activités agricoles existantes.

Quant aux unités de production de biodiesel, elles sont, pour la plupart, en zones portuaires et/ou à proximité des unités de trituration de graines, afin de pouvoir bénéficier d’éventuels appoints de matières premières importées. La problématique du choix de localisation des unités vis-à-vis de la disponibilité en eau se pose moins dans ce cas.

L’eau et les biocarburants de 3 e génération

La culture de microalgues présente l’avantage d’être réalisée dans des réacteurs ou des bassins. Il est donc plus facile de maîtriser les différents flux d’eau, en particulier en système de culture fermé. En système ouvert, il faut également prendre en compte la quantité d’eau à approvisionner pour compenser celle évaporée naturellement par les bassins de cultures, qui dépend directement du climat. L’apport peut ainsi atteindre 575 litres par litre de carburant pour un bassin se situant en Californie, ou être nulle dans une région plus pluvieuse où les seules précipitations suffiraient à compenser l’évaporation.

 

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