English version
Flux RSS
Accueil
Accueil > Publications > Info Science > Fil d'Info Science > Biocarburants de 2e génération : Etienne Jourdier, lauréat du prix de thèse Yves Chauvin 2013

Fil d'Info Science

Biocarburants de 2e génération : Etienne Jourdier, lauréat du prix de thèse Yves Chauvin 2013

Novembre 2013

Étienne Jourdier a reçu le Prix de thèse Yves Chauvin 2013, lundi 25 novembre, pour sa thèse intitulée "Modélisation et optimisation de la production de cellulases par Trichoderma reesei pour les bioraffineries lignocellulosiques".

Ses travaux de thèse ont fait progresser de façon très substantielle le modèle de connaissance du métabolisme de Trichoderma reesei , microorganisme producteur d'enzymes utilisés pour transformer la cellulose, issue de la biomasse lignocellulosique comme la paille de blé, en sucres. Ces sucres sont ensuite transformés en éthanol par un processus de fermentation.

Etienne Jourdier a effectué sa thèse à IFP Energies nouvelles (IFPEN) dans le cadre de l'école doctorale Sciences pour l'ingénieur de l'Université Blaise Pascal Clermont Ferrand II. Elle était encadrée par Christian Larroche, directeur de Polytech Clermont-Ferrand et Fadhel Ben Chaabane, chercheur au sein de la direction Chimie et Physico-Chimie appliquées d'IFPEN.

Rappelons qu'afin de favoriser une émulation entre ses doctorants et de promouvoir leurs travaux auprès des entreprises et des universités, IFPEN décerne un prix de thèse parrainé par Yves Chauvin, lauréat du prix Nobel de chimie 2005.

En valorisant la biomasse lignocellulosique, les biocarburants de 2 e génération (2G) n'entrent pas en compétition avec la filière alimentaire et ont un meilleur bilan CO 2 que les carburants fossiles.

Mais les études technico-économiques montrent que les enzymes nécessaires à l'hydrolyse de la biomasse (les cellulases) représentent, de par leur prix de revient, un frein important au développement industriel des procédés de production de bioéthanol 2G.

Une idée pour réduire ce coût est de produire les cellulases sur le site de prétraitement de la biomasse, notamment grâce à l'utilisation des coproduits de ce procédé, par exemple les substrats carbonés. L'effet de ces sources de carbone sur le métabolisme des microorganismes producteurs d'enzymes devait donc être étudié.

Trichoderma reesei est le microorganisme retenu pour cette étude en raison de sa forte capacité de sécrétion d'enzymes.

Le travail conduit dans le cadre de la thèse d'Etienne Jourdier a été mené en deux étapes :

  • Etablir la stoechiométrie des réactions de croissance et de production d'enzymes,
     
  • Effectuer une étude cinétique pour quantifier et modéliser le comportement du microorganisme.

Les résultats obtenus ont fait progresser le modèle de connaissance du métabolisme de T. reesei. De plus, les modèles originaux intégrant des contraintes industrielles ont été développés afin de constituer des outils rationnels d' aide à la définition d'un procédé de production de cellulases, intégré dans une bioraffinerie lignocellulosique.

 
Jourdier E., L. Poughon, C. Larroche, F. Monot, and F. Ben Chaabane.  "A new stoichiometric miniaturization strategy for screening of industrial microbial strains" Microb Cell Fact 11 (2012): 70. doi:10.1186/1475-2859-11-70

Jourdier E., C. Cohen, L. Poughon, C. Larroche, F. Monot, and F. Ben Chaabane. "Cellulase activity mapping of Trichoderma reesei cultivated in sugar mixtures". Biotechnol Biofuels. (2013): 6: 79. doi: 10.1186/1754-6834-6-79

Retour à la liste : Fil d'actu...


 

L'espace Découverte vous propose des clés pour comprendre les enjeux énergétiques du 21ème siècle liés à un développement durable de notre planète.

Liste de liens

  • Imprimer la page