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La mobilité Groupe en réalités : Témoignages

La mobilité Groupe en réalités : Témoignages

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Zoom sur l'Ingénierie de réservoir

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"Je reste également en lien avec mes anciens collègues en faisant appel à leur expertise"

Agnès Leroy a rejoint Prosernat en avril 2010 pour travailler sur les procédés Amines, après avoir passé un an à IFPEN en tant qu'ingénieur de recherche au sein de la direction Conception Modélisation Procédés.

Agnes Leroy
Comment s'est faite votre mobilité ?

Lors de mon recrutement, on m'a proposé de construire un "parcours professionnel par anticipation", consistant à effectuer une année au sein d'IFPEN avant d'être mobile vers Prosernat. J'ai trouvé cette formule intéressante car elle me permettait de découvrir deux univers différents, dans le cadre d'un parcours bien défini et cohérent. C'est pourquoi j'ai accepté. Je crois qu'il s'agissait de la première mobilité de ce type entre IFPEN et Prosernat !

Quels bénéfices tirez-vous de cette mobilité ?

À IFPEN, j'ai travaillé sur le développement du logiciel de simulation des procédés de désacidification du gaz naturel Désulfo. Cette année à IFPEN m'a permis de me former aux procédés sur lesquels je travaille aujourd'hui à Prosernat et d'acquérir une bonne connaissance des recherches menées en amont par IFPEN. De plus, j'utilise maintenant, de manière industrielle, les outils développés par IFPEN. Je reste également en lien avec mes anciens collègues en faisant appel à leur expertise pour certaines questions techniques. Comme je les connais bien, les échanges sont facilités. Cette mobilité a vraiment été une expérience enrichissante. Je trouve dommage que peu de personnes osent la mobilité Groupe.

En quoi le travail est-il différent à Prosernat ?

À Prosernat, nous concevons, dimensionnons et réalisons des unités de traitement industrielles, alors qu'à IFPEN, les équipes font de la recherche et du développement de procédés innovants qui, à terme, pourront par exemple être commercialisés par Prosernat. Ensuite, les durées de mises en œuvre des études sont beaucoup plus courtes à Prosernat, de l'ordre de quelques mois, avec souvent un lien direct avec le client. Enfin, nous pouvons être amenés à nous déplacer sur site industriel pour des missions de conformité, de démarrage ou de support technique.

Quelles sont vos perspectives d'évolution ?

Prosernat commercialise des procédés de traitement couvrant l'ensemble de la chaîne du gaz (séparation, adoucissement, désulfuration, séchage, etc.). Nous pouvons donc être amenés à travailler sur des procédés différents, ce qui contribue à diversifier nos compétences techniques. En plus des études conceptuelles, Prosernat est également spécialisé dans la réalisation d'unités de traitement de gaz sous forme de modules. Cette activité de projets peut offrir des possibilités d'évolution au sein de l'entreprise. Enfin, des opportunités peuvent aussi se présenter dans le cadre du développement de l'implantation de Prosernat à l'international. Après deux ans passés sur les procédés amines, j'ai d'ailleurs été détachée durant quelques mois dans notre filiale en Malaisie KPN. Il s'agissait de participer à un projet de développement d'un champ gazier pour lequel KPN fournira plusieurs unités modulaires.

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"Je continue de valoriser à IFPEN les compétences que j'ai acquises chez Axens"

Benjamin Amblard a rejoint la direction Conception Modélisation Procédés d'IFPEN en avril 2011, après deux ans et demi passés chez Axens dans la Business Unit Process Licensing.

Benjamin Amblard
Quel a été votre parcours ?

Après avoir effectué mon stage de fin d'études d'ingénieur chez Total, j'ai continué en VIS (Volontariat International Scientifique) pendant 20 mois en étant détaché dans des centres de recherche aux États-Unis et au Canada. C'est là-bas que j'ai pris goût à la recherche ! À la fin de ce VIS, j'ai postulé chez Axens pour continuer à travailler dans le domaine du raffinage.

Qu'est-ce qui a motivé votre mobilité ?

Je désirais retourner dans le monde de la recherche. C'est donc tout naturellement qu'après avoir passé quelques années chez Axens, où j'ai beaucoup appris, j'ai souhaité être mobile vers IFPEN. Une opportunité s'est présentée : un collaborateur d'IFPEN, Ali Hoteit, travaillait sur des sujets connexes et souhaitait rejoindre Axens. Nous avons donc "échangé" nos postes ! La mobilité groupe a permis à chacun de nous de réaliser son souhait d'évolution professionnelle.

En quoi consiste votre métier à IFPEN ?

Je travaille sur la maquette froide FCC ( Fluid Catalytic Cracking). Le FCC est un procédé de conversion permettant de transformer les coupes lourdes à longues chaînes hydrocarbonées en différents produits : GPL, essence et gazole. Nous étudions sur cette maquette l'écoulement "gaz+solide" qui a lieu dans les unités FCC. Je travaillais déjà sur ce procédé lorsque j'étais chez Axens, mais désormais j'interviens en amont de la chaîne, sur la partie recherche et développement du procédé.

Quels bénéfices tirez-vous de cette mobilité ?

Le fait d'avoir précédemment travaillé chez Axens me permet de connaître précisément le travail mené par mes anciens collègues et ce qu'ils attendent des collaborations avec IFPEN. De plus, j'ai découvert chez Axens un autre monde que celui de la recherche, plus industriel, ce qui me permet aujourd'hui d'appréhender les choses différemment, du fait de mes connaissances des contraintes industrielles ou du changement d'échelle de temps par exemple. Enfin, d'un point de vue plus technique, je continue de valoriser à IFPEN les compétences que j'ai acquises chez Axens, car je suis resté dans le même domaine d'étude. La mobilité groupe est vraiment une chance ! J'ai beaucoup appris de cette expérience et pu constater que le modèle IFPEN / filiales fonctionne bien.

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"Un aperçu global de la chaîne de l'innovation"

Ali Hoteit a rejoint Axens en avril 2011 au sein de la Business Unit Process Licensing, après avoir travaillé trois ans dans la direction Conception Modélisation Procédés d'IFPEN sur l'oxycombustion, la combustion en boucle chimique et le reforming catalytique.

Ali HOTEIT
Quel est votre profil ?

J'ai effectué des études d'ingénieur en mécanique thermique au Liban, puis je suis venu en France à Mulhouse pour faire ma 5e année en procédés chimiques. J'ai ensuite réalisé une thèse en collaboration avec Alstom pour développer un système de captage du CO2 pour une centrale thermique. Après un an en tant qu'ingénieur de recherche à l'École des Mines de Nantes où je faisais de la recherche fondamentale sur la combustion en boucle chimique ( Chemical Looping Combustion ou CLC, procédé consistant à apporter l'oxygène nécessaire à la combustion via un oxyde métallique afin de faciliter le captage du CO2), j'ai postulé à IFPEN et j'ai été embauché.

Qu'est-ce qui a motivé votre mobilité ?

Après avoir travaillé pendant trois ans en R&D à IFPEN sur l'oxycombustion, la CLC et le reforming catalytique, j'ai voulu me rapprocher du marché afin d'avoir un aperçu plus global de la chaîne de l'innovation, de la recherche à l'industrialisation des procédés. Le poste que l'on m'a proposé chez Axens m'a semblé être en continuité avec mon parcours.

Comment s'est déroulée votre mobilité ?

Grâce à mes contacts avec mes homologues d'Axens, j'avais un aperçu de leur travail au quotidien. Une fois que je me suis décidé, j'ai beaucoup échangé avec mon directeur sur ma volonté d'être mobile vers Axens. À partir de décembre 2010, j'ai construit mon projet avec mon référent RH qui m'a beaucoup aidé. Tout s'est ensuite enchaîné très vite car je correspondais aux profils recherchés par Axens et une opportunité s'est présentée : un collaborateur d'Axens, Benjamin Amblard, souhaitait rejoindre IFPEN ; il y a donc eu un "échange" de compétences entre les deux entreprises. Tout au long de ma mobilité, j'ai eu la chance de rencontrer des personnes intéressées par mon projet et qui m'ont aidé à le réaliser.

Quels postes avez-vous occupé chez Axens ?

J'ai d'abord travaillé sur le design industriel du procédé de conversion FCC ( Fluid Catalytic Cracking), qui permet d'obtenir différents produits de type GPL, essence ou gazole à partir de coupes lourdes à longues chaînes hydrocarbonées. Puis, j'ai eu la possibilité d'évoluer à nouveau professionnellement : je viens en effet d'être mobile au sein d'Axens pour travailler sur la proposition d'adsorbants pour le traitement de gaz, où je suis davantage en lien avec les clients.

Que pensez-vous de la mobilité Groupe ?

Grâce à cette mobilité, j'ai aujourd'hui une expertise que reconnaissent les clients car je connais toute la chaîne de développement d'un procédé. La mobilité permet de s'enrichir, aussi bien professionnellement que personnellement, et ouvre de nouvelles perspectives d'évolution de carrière. Elle permet également d'acquérir une vision "Groupe" et d'établir des contacts au sein d'IFPEN et de ses filiales, ce qui facilite les échanges au quotidien. Je pense que la mobilité permet de rendre le Groupe IFPEN plus riche, plus dynamique et donc plus compétitif.

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"De l'interface client – produit à l'interface produit – recherche"

Mathieu Ducros a rejoint la direction Géologie-Géochimie-Géophysique en juin 2010 pour travailler sur le développement de logiciels de modélisation de bassin, après avoir été ingénieur dans la maîtrise d'ouvrage de ces logiciels à Beicip-Franlab.

Mathieu DUCROS
Qu'est-ce qui a motivé votre mobilité ?

J'ai été embauché à Beicip-Franlab en 2007 pour prendre en charge la gestion des incertitudes en modélisation de bassin. J'ai également travaillé sur la maîtrise d'ouvrage des logiciels de modélisation de bassin (Temis Suite puis TemisFlow en particulier), ce qui m'a permis de véritablement appréhender les géosciences. J'étais en charge de l'industrialisation de ces logiciels, du support client et de l'après-vente. J'ai beaucoup appris sur les géosciences durant les trois années passées chez Beicip-Franlab. Cependant, j'ai souhaité évoluer vers un poste plus scientifique et technique car ce sont ces aspects de mon travail qui me motivent le plus.

Comment s'est construite votre mobilité ?

Un poste s'est ouvert à IFPEN sur la partie développement des logiciels de modélisation de bassin. J'ai fait part de ma volonté d'être mobile pour travailler dans ce domaine et j'ai alors postulé. Six mois après le début de mes démarches, j'ai intégré ma nouvelle équipe.

En quoi consiste votre nouveau poste ?

Depuis juin 2010, je participe aux réflexions sur les évolutions des logiciels de modélisation de bassin. À titre d'exemple, suite à la révolution du non-conventionnel dans l'amont, de nombreux travaux ont porté sur l'amélioration des logiciels pour le traitement adapté des problématiques qui y sont associées. Concrètement, je suis à l'interface entre des aspects très industriels pilotés par Beicip-Franlab, des aspects très "métier" géologie et leur concrétisation en termes de modèles numériques.

Quels bénéfices tirez-vous de votre mobilité ?

Ce nouveau poste m'a permis de gagner en autonomie dans le domaine des géosciences et d'être davantage force de proposition. J'ai aussi un œil critique sur mon travail car je connais les besoins et les contraintes des utilisateurs de ces logiciels. Le fait d'avoir travaillé auparavant à Beicip-Franlab est aussi un atout dans la mesure où mes anciens collègues sont aujourd'hui mes interlocuteurs, ce qui facilite les échanges. J'ai l'impression d'avoir simplement "traversé la rue" pour évoluer vers un poste plus en adéquation avec mes aspirations professionnelles.

Que pensez-vous de la mobilité groupe ?

C'est un des avantages du Groupe IFPEN car, grâce à la mobilité, le panel de postes accessibles va de la recherche exploratoire à l'industrialisation dans différents domaines. La mobilité Groupe permet de bénéficier de nombreuses opportunités de postes dans des conditions favorables, en gardant notre ancienneté par exemple. Pour moi, la mobilité est vraiment enrichissante, professionnellement comme personnellement.

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"Parcours intra-groupe d'une Assistante"

Après une dizaine d'années passées à la direction juridique d'IFP Energies nouvelles, Maria Barreto a poursuivi son parcours professionnel chez Axens en janvier 2005 en qualité d'assistante du Directeur commercial de la Business Unit Process Licensing (BU PL) ainsi que de l'équipe commerciale.

Maria Barreto
Quel a été votre parcours professionnel jusqu'à aujourd'hui ?

Après avoir exercé pendant neuf ans dans un cabinet de Brevets Marques et Modèles, j'ai été recrutée par IFP Energies nouvelles en janvier 1992 comme assistante au sein de la direction juridique. Début 2005, j'ai rejoint Axens en qualité d'assistante du directeur commercial de la Business Unit Process Licensing (BU PL) ainsi que de l'équipe commerciale ; depuis octobre 2007, je suis l'assistante du Directeur de cette BU ainsi que de l'équipe commerciale.

Comment s'est déroulée cette mobilité ?

Très bien. Après 12 années passées dans un même secteur d'activité, j'ai ressenti le besoin de changer un peu d'univers. J'ai rencontré la DRH qui a été très proactive et m'a proposé de choisir en septembre 2004 entre deux postes, le premier à IFP Energies nouvelles et le second chez Axens. L'idée de travailler dans une filiale, petite structure jeune et en plein essor où beaucoup de choses étaient à créer, m'a particulièrement motivée et j'ai décidé de jouer la carte de la nouveauté. De plus, je ne m'aventurais pas complètement en terrain inconnu puisqu'à la direction juridique d'IFP Energies nouvelles, j'étais régulièrement en contact avec l'ex direction industrielle qui venait de fusionner avec Procatalyse S.A. pour donner naissance à Axens. Grâce à l'accord de ma hiérarchie, ma mobilité s'est mise en place rapidement.

En quoi consiste votre métier chez Axens ?

Je suis assistante du Directeur de la BU PL qui compte environ 180 personnes réparties dans deux secteurs : la Direction Commerciale, et le département Ingénierie, où sont réalisés tous les Process Books, les études, le Training Client, etc. Je gère l'emploi du temps et les déplacements du Directeur et j'assure pour lui le suivi des affaires et des accords de coopération technologique. Je suis aussi en charge de la base de données des références industrielles, et j'assiste par ailleurs un groupe de commerciaux, qui ont la responsabilité de la prospection et de la vente des technologies de raffinage et de pétrochimie. Bien que ma contribution soit modeste, j'apporte régulièrement mon aide sur les aspects gestion et administration aux commerciaux et ingénieurs qui travaillent à la vente des technologies d'IFP Energies nouvelles proposées à nos clients. En externe, je suis en contact avec beaucoup de clients pour lesquels je planifie les réunions chez Axens et mets en place toutes les facilités pour organiser leurs séjours ainsi que leurs visites à Paris, à Lyon ou à l'usine de Salindres. Pour beaucoup de clients, par mail, par téléphone ou en direct, je suis souvent à Rueil, le premier contact avec l'entreprise, la porte d'entrée. Je dois donc faire preuve d'une qualité d'accueil sans faille. Afin d'assister efficacement le Directeur, j'ai été formée à l'utilisation d'un outil de gestion ERP (Entreprise Ressource Planning) dans lequel je me suis beaucoup investie. Dans le cadre des affaires courantes, je suis également en contact avec les filiales d'Axens à l'international (notamment Chine, Inde, Etats-Unis), puisque certaines partagent ou vont partager notre ERP. Je travaille aussi en relation avec le département Technologie de l'entreprise dans lequel sont réalisées toutes les propositions techniques qui constituent, avec l'offre commerciale PL, l'offre globale Axens.

Quel bilan tirez-vous de cette mobilité ?

Je suis ravie. Sur le plan professionnel, ce poste est en parfaite complémentarité avec celui occupé auparavant au sein de la direction juridique d'IFP Energies nouvelles, qui m'avait permis de me familiariser avec les différents domaines d'activité de l'entreprise. La BU PL est un secteur dynamique en constante évolution très lié au contexte pétrolier international. J'ai la chance d'avoir un travail très varié, qui m'a permis de beaucoup apprendre depuis mon arrivée ici et de nouer des relations avec beaucoup de personnes. Dans une entreprise commerciale, il faut savoir être très réactif car le client n'attend pas. Si chacun à son niveau a été efficace, on le sait assez rapidement. Il y a à la clé la signature d'un contrat. Cette concrétisation de nos efforts collectifs est une dimension que je trouve très valorisante sur le plan personnel. Par ailleurs, avoir à faire à beaucoup d'étrangers de cultures très diverses est une expérience enrichissante. Je suis souvent comblée par le retour que beaucoup d'entre eux me font sur le déroulement de leur séjour en France et la qualité de l'accueil. La petite taille de l'entreprise permet aussi d'être facilement entendu et reconnu, de bénéficier d'une relative autonomie pour certaines tâches et de jouir d'un réel degré de confiance. Mes deux expériences tant à IFP Energies nouvelles que chez Axens sont valorisantes aux niveaux personnel et professionnel et très complémentaires : Axens me permet d'accéder à une certaine reconnaissance de la part des clients, contacts directs qui ne m'étaient pas accessibles à IFP Energies nouvelles.

Quelles sont vos perspectives d'évolution ?

L'entreprise est encore très jeune et en développement constant. Pour les métiers techniques ou commerciaux, de réelles opportunités d'évolution existent déjà ici ou à l'international. Au niveau des assistantes, même si le choix est moins vaste, je suis sûre que le dynamisme d'Axens va me permettre, le moment venu, de m'orienter vers de nouvelles perspectives. Le poste que j'occupe actuellement peut aussi s'élargir à de nouveaux horizons. Je pense qu'un cycle de 10 ans maximum dans un même job est raisonnable et qu'un changement d'affectation entretient la motivation professionnelle à un bon niveau. C'est pourquoi je reste ouverte à toute opportunité au sein du groupe IFP Energies nouvelles, que ce soit chez Axens, ou pour un retour vers la maison mère ou une mobilité vers une autre filiale. Il faut simplement que le poste soit en bonne adéquation avec mes compétences et mes motivations professionnelles.

Suite à votre expérience, quelle est votre perception de la mobilité groupe ?

Elle est plutôt bonne. Cette expérience est appréciable car elle permet de se ressourcer, de conquérir un nouveau métier ou un nouveau poste tout en gardant un lien relationnel et affectif avec la maison mère. Je souhaite aux jeunes embauchés et à tous les collègues qui en expriment la volonté de pouvoir également la vivre. Une carrière professionnelle est faite de rencontres et d'opportunités, cette mobilité est une étape dans la mienne, il y en aura peut être d'autres. Dans tous les cas, je suis persuadée que l'intérêt d'un poste est toujours lié à la motivation de son titulaire, et que le changement est une piste culturelle d'amélioration du groupe. En ce sens, je ne peux qu'encourager à tenter la mobilité !

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"De la R&D au Marketing"

Eric Benazzi a quitté la direction des Études économiques, aujourd'hui direction Économie et Veille, d'IFP Energies nouvelles en 2004 pour rejoindre Axens, d'abord en tant que responsable du marketing stratégique, pour devenir, en 2009, Directeur du département Marketing.

Eric Benazzi
Quel a été votre parcours professionnel jusqu'à aujourd'hui ?

Ingénieur diplômé de l'École nationale supérieure de Chimie de Paris, je suis entré à IFP Energies nouvelles en 1988 pour y préparer une thèse de doctorat au sein de la direction Catalyse et Séparation. À la fin de ma thèse en 1991, cette direction m'a recruté pour mettre au point des catalyseurs zéolithiques et travailler sur les procédés d'isomérisation de coupes C8 aromatiques et d'alkylation aliphatique. En 1998, j'ai été nommé chef du projet Hydrocracking et production de bases lubrifiantes. Fin 2002, j'ai rejoint la direction des Études économiques d'IFP Energies nouvelles pour y travailler sur l'évaluation technico-économique des procédés de raffinage et de pétrochimie, en effectuant notamment des études de marchés. Mon passage dans cette direction m'a également permis de participer au développement d'outils de simulation de raffineries. En 2004, j'ai rejoint Axens pour prendre la responsabilité du pôle marketing stratégique du département Marketing. Depuis 2009 je suis directeur de ce département.

Quelle place occupe le département Marketing chez Axens ?

Le département Marketing est rattaché à la direction Marketing & Technologie. Il comporte un pôle stratégique et un pôle opérationnel qui interagissent avec l'ensemble des lignes de produits et les trois différentes Business Units, comme avec les départements supports. Douze personnes travaillent au département Marketing d'Axens.

Quelles sont les missions du pôle Opérationnel ?

Le pôle opérationnel inclut le marketing opérationnel et la communication externe dont les missions sont de promouvoir l'offre et l'image d'Axens via le site web, les campagnes publicitaires, les communiqués de presse, les relations avec les médias, les objets promotionnels, les articles dans des revues spécialisées, les conférences, les séminaires et expositions internationales. Les zones et les thèmes les plus pertinents sont choisis en fonction de l'évolution des marchés. Ainsi, le marketing opérationnel organise annuellement environ une douzaine de séminaires techniques et coordonne de l'ordre de 130 présentations faites lors de nos séminaires ou conférences dans le monde entier. Selon la nature de la conférence ou du séminaire auquel participe Axens et la zone géographique visée, les messages des présentations sont ciblés et les priorités définies en concertation avec les forces commerciales et l'appui du département Technologie. Le pôle marketing opérationnel gère également l'ensemble des supports d'édition et documents commerciaux comme les catalogues préparés avec le soutien des lignes de produits. À titre d'exemple, nous avons lancé cette année la gamme de produits AxSorb et AxTrap, dont vous avez probablement vu des pages de publicité dans la revue Hydrocarbon Processing ou PTQ magazine.
Par ailleurs, le Marketing fournit aux forces de vente les bulletins technico-commerciaux et les brochures nécessaires à l'approche de nouveaux prospects et au lancement des nouveaux produits soutenus par une politique d'insertions publicitaires.
Un soin particulier est porté à notre site web que nous gérons avec l'appui d'un prestataire externe. Ce support de communication représente pour nos clients actuels et futurs, la vitrine interactive de l'offre de l'entreprise en termes de produits, procédés et services. Son actualisation régulière permet de mettre en avant les derniers succès obtenus, notamment via nos communiqués de presse.

Quelles sont les missions du pôle stratégique ?

Les missions du Marketing stratégique visent principalement à éclairer les activités d'Axens dans une perspective à moyen et long termes. Il s'agit aussi bien du devenir de l'offre actuelle que de celles qui pourraient être envisagées dans le futur. Cela se traduit par :
• le suivi de l'évolution de nos marchés traditionnels et de la concurrence ;
• les études stratégiques visant à déterminer nos futurs domaines d'activité ;
• les évaluations technico-économiques permettant de déterminer la rentabilité d'enchaînement de procédés et des coûts de production.
Les données issues de ces études viennent notamment alimenter le Business Plan, les présentations d'Axens, et soutenir les actions de croissance externe (acquisitions, partenariats) qui sont de la responsabilité du département Business Développement.

Quels exemples de défis actuels ou à venir pour l'entreprise relèvent directement de la responsabilité du Marketing ?

Les mois à venir vont être l'aboutissement notamment d'un projet important pour le Marketing, qui concerne la mise en régime de la base de données SuperProud. Cette dernière regroupe l'ensemble des sites de raffinage et de pétrochimie dans le monde et contient de nombreuses informations utiles à notre prospection commerciale. Ces outils permettront à Axens d'avoir une meilleure vision du marché.
Nous avons également la responsabilité de la gestion des marques déposées par Axens : sélectionner un nom ou une famille de noms appropriés qui reflètent l'identité de l'entreprise, les protéger, les diffuser, les faire vivre et évaluer l'impact sur la notoriété.

Quelles sont, à votre avis, les principales qualités mises en œuvre au sein du département Marketing ?

Le marketing est un secteur d'activité qui nécessite beaucoup de préparation, de planification mais aussi de réactivité. Nous devons cibler nos participations à un certain nombre d'évènements, éventuellement en les sponsorisant, pour montrer que la société existe sur ces créneaux, mais en prenant soin d'insister surtout sur ce qui la différencie de nos concurrents pour convaincre et avoir la chance d'emporter le marché. Enfin, il faut parfois faire preuve de patience, car les retours sur investissements dans ce domaine ne sont pas toujours faciles à quantifier et ne peuvent s'apprécier que sur le moyen terme.

Sur un plan plus personnel, quel bilan tirez-vous de votre évolution professionnelle depuis la R&D vers le marketing ?

Je n'ai pas ressenti de coupure brutale lorsque j'ai évolué de la R&D pour aller aux études technico-économiques. J'ai exploré une dimension complémentaire de mon activité de chercheur qui touche à la valorisation des travaux scientifiques et à leur concrétisation dans le monde économique et industriel. Cette évolution s'est faite par étapes successives qui m'ont permis d'intégrer au fur et à mesure cette nouvelle dimension sans perdre de vue mon cœur de métier. J'ai pu ainsi mettre au service du marketing un certain nombre de qualités développées en R&D : réflexion, esprit d'analyse et de synthèse, anticipation, et surtout, créativité. Ceci peut paraître surprenant pour quelqu'un d'extérieur à ce domaine mais c'est pourtant une facette particulièrement motivante dans la fonction marketing. Par ailleurs, l'opportunité d'être en relation aussi bien avec les différentes entités d'Axens qu'avec l'extérieur au travers des contacts avec les clients, partenaires, organismes internationaux et sociétés de consulting constitue une réelle source d'enrichissement et d'épanouissement personnel.
Au-delà du temps important consacré à l'exercice des responsabilités que ma fonction implique, j'ai la chance d'être porté par une équipe efficace et qui me stimule suffisamment pour que j'aie envie de continuer à m'investir personnellement dans un certain nombre de projets, ce qui a l'avantage de ne pas me couper des réalités..

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"Une vie professionnelle épanouie"

Jean-Michel Graff a quitté la direction Qualité Sécurité Environnement d'IFP Energies nouvelles en mai 2007 pour rejoindre Axens en tant que responsable de la Gestion intérieure et HSE (hygiène sécurité environnemment).

Jean Michel Graff
Quel a été votre parcours professionnel jusqu'à aujourd'hui ?

Titulaire d'un CAP de mécanicien en mécanique générale, je suis entré à IFP Energies nouvelles en 1983 en qualité de fraiseur P3. À cette époque, l'entreprise disposait d'un atelier de mécanique très équipé en hommes et machines permettant de concevoir, pour les projets de R&D, différentes pièces et montages. La disparition progressive de l'atelier m'a conduit au bureau de fabrication où j'ai fait l'interface entre les chercheurs et les différents prestataires de sous-traitance. Mon rôle était de traduire le besoin exprimé pour sélectionner l'entreprise la mieux adaptée. En 2004, j'ai saisi une opportunité d'évolution de carrière en prenant la responsabilité de la sûreté du site de Rueil. En juin 2007, j'ai rejoint Axens en qualité de responsable de la gestion intérieure et HSE.

Comment s'est déroulée cette mobilité ?

Assez naturellement et plutôt rapidement, puisque j'ai eu la chance, dans cette démarche, d'être soutenu par ma hiérarchie et encouragé par la DRH d'IFP Energies nouvelles. En tant que responsable du gardiennage, j'avais eu l'opportunité de bénéficier d'un plan de formation adapté et d'un coaching à la carte, qui m'a beaucoup appris en termes de management d'équipes, d'écoute, d'autonomie et d'organisation. Le poste proposé par Axens correspondait bien à la mise à profit de ces diverses compétences, et j'avais de ce fait l'avantage de présenter le "bon profil" pour ce recrutement.

En quoi consiste votre métier chez Axens ?

Mon métier consiste en un assemblage de plusieurs fonctions qui me positionne en pilote dans différents domaines (immobilier, maintenance associée, logistique, prestations de service, conseils et représentations) en y intégrant une dimension HSE. Pour ces différentes fonctions supports, je suis en relation étroite avec un prestataire mandaté de Facility Management. Rattaché directement à la DRH, je veille au patrimoine de l'entreprise, et à l'application sur le terrain de la partie HSE de notre système de management et des différents aspects règlementaires. Je fais aussi partie des auditeurs internes avec une spécificité HSE, afin d'assurer la pérennité de notre système de management intégré (SMI) pour tout ce qui concerne les aspects santé, qualité, sécurité et environnement. Ce SMI est le garant des bonnes conditions de travail de mes collègues ou de celles de leur transfert, comme ce fut le cas en 2009 pour les équipes qui ont quitté l'immeuble Albert 1er pour rejoindre les locaux actuels. Mon rôle de facilitateur contribue à faire accepter la plupart du temps, et en douceur, mes propositions. Enfin, j'encadre deux personnes qui travaillent pour notre service courrier.

Quel bilan tirez-vous de cette mobilité ?

Très positif. Sur un plan professionnel j'ai beaucoup de raisons d'être pleinement satisfait puisque j'ai déjà à mon actif un certain nombre de résultats : notamment dès 2009 la bonne gestion du transfert et regroupement des équipes sur un même site à Rueil, et préalablement en 2008, l'obtention de la certification HSE pour notre siège, réalisée avec un consultant de l'Ineris selon les normes internationales, OHSAS 18001 et ISO 14001. Sur un plan personnel ensuite, je suis heureux de contribuer à apporter des solutions au bien-être des personnes dans leurs conditions de travail, même si parfois, je dois faire preuve de beaucoup de diplomatie et de persuasion pour pouvoir satisfaire des positions a priori antagonistes. Cette mobilité est en parfaite adéquation avec mon sens du service, mon goût pour les relations humaines et ma capacité d'adaptation à des situations les plus inattendues. J'aime à me définir moi-même soit comme un "super concierge", avec une grande liberté de manœuvre. Étant très corporate, je privilégie l'intérêt général de l'entreprise dans les solutions que je peux proposer en matière de gestion, d'organisation, de négociation, de management, ou de relation "clientèle". La place que j'occupe dans l'entreprise est un lieu privilégié d'où je peux voir concrètement les résultats des changements auxquels j'ai pris part. La taille et la structure d'Axens le permettent.

Quelles sont vos perspectives d'évolution ?

Quand je mesure le chemin parcouru depuis mon entrée dans le groupe IFP Energies nouvelles, je me dis que finalement, un CAP de mécanicien ça peut réserver d'assez bonnes surprises d'évolution professionnelle. Je suis fier d'avoir saisi à chaque fois les opportunités de postes qui se sont présentées et pour lesquelles j'ai su relever le défi qui m'attendait. Au-delà d'une certaine part de chance, il y a surtout la volonté personnelle d'aboutir à des résultats concrets en respectant les autres collègues. C'est pourquoi je reste ouvert à d'autres perspectives de carrière qui j'espère sont encore à venir, au sein d'Axens bien sûr, mais pourquoi pas aussi au niveau du groupe.

Suite à votre expérience, quelle est votre perception de la mobilité groupe ?

Je trouve que la mobilité groupe donne un très large éventail de possibilités professionnelles pour beaucoup de salariés avec des métiers divers et variés. De plus, les filiales offrent une dimension commerciale et une dynamique de travail qui présentent beaucoup d'attraits. L'effet de taille induit des rapports plus simples et plus directs entre les salariés et le management, ce qui contribue à plus de réactivité et donc d'efficacité, puisque dans ce type d'entreprise, concurrence oblige, tout doit aller vite.

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"Une mobilité redynamisante"

Nathalie Lucet a quitté IFP Energies nouvelles en juillet 2008 pour rejoindre Beicip-Franlab, après avoir occupé différentes fonctions au sein de la direction Géologie-Géochimie-Géophysique.

Nathalie Lucet
Quelles ont été les différentes étapes de votre parcours professionnel jusqu'à aujourd'hui ?

Titulaire d'un diplôme d'ingénieur en géophysique de l'Institut des Sciences et Technologie (IST) de Paris 6 et d'un DEA de Mécanique des sols de l'École Centrale, j'ai soutenu une thèse de Physique des roches à IFP Energies nouvelles au sein de l'ancienne direction Géophysique. J'ai ensuite passé deux ans à l'université américaine de Stanford pour effectuer un post-doctorat en physique des roches et géostatistique. À mon retour, en 1991, j'ai été recrutée par la Compagnie Générale de Géophysique (CGG) pour intégrer un GIE proposant des études de réservoirs en partenariat avec la société Géoservices. En 1995, j'ai rejoint en tant qu'ingénieur de recherche la direction Géophysique d'IFP Energies nouvelles, qui a ensuite fusionné en 2005 avec la direction Géologie-Géochimie. J'y ai été nommée chef de projet des activités de monitoring sismique, puis du JIP PACS ( Petroacoustics of Carbonate Rocks for 4D Seismic Feasibility Studies). En juillet 2008 j'ai été embauchée par Beicip-Franlab après une période de détachement de six mois.

En quoi consiste votre métier ?

Je suis chargée d'études de caractérisation sismique des réservoirs au sein de la Business Unit Lithosismique (BUL). Cette unité fait partie de la direction Études Conseil (DEC), qui emploie les trois quarts de l'effectif de Beicip-Franlab, soit 160 personnes environ. Je travaille essentiellement pour les compagnies pétrolières nationales et internationales en utilisant des outils développés par IFP Energies nouvelles, comme par exemple pour l'inversion sismique. Dans ce domaine, les techniques utilisées permettent de caractériser la géométrie et le volume des réservoirs et d'extraire des informations sur leurs propriétés (lithologie, pétrophysique, fluides). Les études peuvent durer de deux mois à deux ans et je travaille parfois sur plusieurs d'entre elles simultanément. Lorsqu'une étude est finie, je rédige un rapport complet et détaillé sur le travail effectué et je présente les résultats obtenus au client. Je suis amenée à me déplacer si cela permet de répondre aux besoins de manière plus efficace et plus complète : en particulier quand il faut vérifier chez le demandeur la qualité des données fournies. Par ailleurs, les compétences acquises depuis de nombreuses années dans le domaine de l'amont pétrolier me permettent de participer activement à de nombreuses réponses faites aux appels d'offres soumis à la DEC.

Quel a été le facteur déclenchant de votre mobilité ?

En 2007, j'ai vécu une démotivation professionnelle importante liée à un sentiment profond de manque de reconnaissance de mon travail. La période de doute que j'ai traversée m'a amenée à rencontrer la DRH d'IFP Energies nouvelles qui m'a encouragée à suivre un bilan de compétences pour m'aider à faire le point. Après avoir écarté tout changement d'activité impliquant une reconversion lourde et hasardeuse, la restitution de ce bilan m'a permis de dégager une piste : il me fallait exercer une activité que je maîtrisais bien, que je pourrais pratiquer en équipe dans un environnement dynamique avec des objectifs clairement fixés. En un mot, il me fallait retourner à mes premières amours : la géophysique de réservoir.

Pourquoi avoir choisi Beicip-Franlab ?

J'avais le choix entre la CGG et Beicip-Franlab. Je connaissais CGG pour y avoir passé quatre ans. Cette entreprise très dynamique m'offrait une réelle opportunité, mais pour des raisons personnelles (éloignement, transport, vie familiale), j'ai préféré jouer la carte de la proximité en choisissant Beicip-Franlab. Mon choix a aussi été motivé par les liens étroits qui unissent les deux entreprises et par le désir d'expérimenter quelque chose de nouveau en travaillant dans une structure de taille plus modeste. De plus, je ne m'aventurais pas en terre inconnue : certains JIP en Exploration-Production, et surtout la conception de logiciels auxquels j'avais collaboré, avaient donné lieu à des partenariats avec Beicip-Franlab, me permettant ainsi d'y nouer des contacts.

Après un an, quel bilan tirez-vous de cette mobilité ?

Le bilan est très positif. Mon travail est reconnu et j'ai la chance de travailler avec des collègues jeunes, ravis de pouvoir compter sur l'expérience d'un ingénieur senior pour les accompagner. Appréciant le travail en équipe, ce rôle de tuteur me plaît vraiment beaucoup. Les objectifs poursuivis au cours d'une étude sont très clairs, parce que leur réalisation obéit à un processus logique et cohérent de mise en œuvre. Je trouve aussi très excitant de pouvoir mesurer concrètement le résultat de mon travail et l'utilisation qui en est faite, en particulier dans le cas d'études intégrées impliquant d'autres métiers de l'entreprise (géologie, réservoir, économie, etc.). De plus, les avantages liés à la taille de l'entreprise sont nombreux : souplesse, flexibilité, réactivité et rapidité. Les services supports sont aussi très professionnels et très efficaces, avec en particulier une démarche qualité vécue ici comme un moteur de progrès. Cette satisfaction me permet de mieux accepter certaines règles de fonctionnement d'une entreprise commerciale comme Beicip-Franlab : un rythme soutenu et une grande disponibilité avec à la clé sans doute moins de congés qu'à IFP Energies nouvelles, mais une meilleure contrepartie financière, surtout grâce à l'intéressement.

Comment voyez-vous votre évolution ?

Beicip-Franlab est une petite structure d'environ 220 personnes, et les possibilités de progression hiérarchique y sont donc très limitées. Mon évolution devrait se faire plutôt en termes d'expertise, la variété des études menées au sein de la DEC me permettant d'élargir progressivement mon champ de compétences. J'ai donc encore beaucoup de choses à apprendre de l'entreprise au travers des sujets qui pourront m'être confiés. Au-delà de mon cas personnel, pour ceux qui le souhaitent, des perspectives d'évolution en France ou à l'étranger existent aussi : soit dans le cadre de missions longue durée chez des clients, soit pour travailler dans les bureaux de Beicip-Franlab à l'international (Asie, Brésil, États-Unis, Mexique, Moyen Orient, Russie), voire pour en prendre la responsabilité. Enfin, il est possible d'intégrer le service commercial ou de rejoindre l'autre secteur important d'activité de l'entreprise, la direction Logicielle (DL), qui emploie environ 40 personnes.

Quelles suggestions pourriez-vous faire pour encourager la mobilité au sein du groupe IFP Energies nouvelles ?

Les durées de détachement proposées par la DRH d'IFP Energies nouvelles vers Beicip-Franlab ne me semblent pas adaptées : il faut introduire plus de flexibilités selon les cas et ne pas se limiter à des périodes de trois mois ou deux ans. Pour ma part, j'ai négocié un détachement de six mois, et cette durée m'a réellement permis de me faire une idée assez précise du poste. Par ailleurs, je pense que le groupe IFP Energies nouvelles gagnerait en efficacité en généralisant et en promouvant de manière plus active la possibilité de détachement depuis une filiale vers la maison mère. Ce système de brassage contribuerait à entretenir et développer des liens entre les deux entités, permettant ainsi un enrichissement mutuel des expériences industrielles et de R&D. Pour Beicip-Franlab, un lien existe déjà entre la DL et IFP Energies nouvelles, autour des logiciels, il faut désormais jeter une passerelle vers la DEC. Quoi de plus naturel que de maintenir le contact ou d'envisager une collaboration avec mes anciens collègues quand nos métiers sont si proches et si complémentaires ? Je pense qu'il est important d'exercer un suivi de ces mobilités à court et moyen termes pour pouvoir en tirer un vrai bilan et procéder aux ajustements nécessaires.

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"Du pilote à l'industrie"

Cyril Collado a quitté la direction Expérimentation Procédés (ex direction Développements) d'IFP Energies nouvelles en octobre 2005 pour rejoindre le département Démarrage et assistance technique d'Axens au sein de la Business Unit Marketing & Technology.

Cyril Collado
Quel a été votre parcours professionnel jusqu'à aujourd'hui ?

Titulaire d'un DEUG de sciences de la matière (chimie) à l'université Claude Bernard de Lyon, j'ai obtenu en 1998 une licence de chimie-physique à l'université de Grenade (Espagne), dans le cadre du programme Erasmus. De retour en France, j'ai suivi pendant un an une formation en alternance au brevet d'opérateur en raffinage pétrochimie, dispensée par IFP-Training. L'enseignement pratique a eu lieu à IFP-Lyon au sein de la direction Développement (aujourd'hui Expérimentation Procédés). Au terme de cette formation, j'ai été recruté par cette direction comme exploitant d'unité pour assurer le suivi des opérations sur les unités pilotes et réaliser les tests demandés par les directions clientes (Catalyse et/ou Procédés). J'ai également participé au développement et à la mise en service de pilotes dans le domaine de l'hydrotraitement. J'ai quitté IFP Energies nouvelles en octobre 2005 pour rejoindre Axens.

Comment s'est déroulée cette mobilité?

À mon initiative. À l'origine il n'était pas question de mobilité mais plutôt d'un détachement de trois ans, puis d'un retour à IFP Energies nouvelles. Dès sa création, cette filiale m'a attiré, car j'y voyais la possibilité d'exercer mon activité dans un contexte industriel et international me permettant de franchir le cap qui sépare le pilote de l'unité réelle. J'ai donc manifesté mon intérêt d'y travailler auprès de ma hiérarchie, qui s'est déclarée très favorable à cette évolution professionnelle : l'immersion dans le domaine industriel permet en effet d'acquérir des méthodes de travail mieux à même de répondre aux attentes d'Axens et des autres partenaires industriels avec lesquels travaille IFP Energies nouvelles. Après avoir pris les contacts nécessaires et obtenu l'accord d'Axens, le détachement s'est réalisé facilement et rapidement. Au bout de deux ans, Axens, très satisfait de mon travail, a émis le souhait de m'intégrer définitivement. Après réflexion, j'ai accepté de franchir le pas. Mon embauche chez Axens est donc effective depuis octobre 2008.

En quoi consiste votre métier chez Axens ?

Je travaille au sein du département Démarrage et assistance technique de la Business Unit Marketing & Technology. Les activités de ce département sont multiples, et constituent une sorte de service après-vente d'Axens. Il y a l'activité démarrage avec des missions longues de plusieurs semaines sur site, et l'assistance technique. Dans la chronologie d'un démarrage, une fois qu'Axens a vendu une unité, j'interviens pendant sa construction puis pour sa mise en service. Ce travail sur site consiste à vérifier que l'unité est bien conforme à toutes les spécifications indiquées dans le Process Book et à organiser son démarrage dès qu'elle est prête. J'ai aussi un rôle de formation au procédé et aux opérations spécifiques des personnels sur site. Une fois la réaction relative au procédé amorcée, je vérifie la conformité des résultats obtenus avec les performances annoncées. Il m'est arrivé de faire le démarrage d'unités H-Oil (hydroconversion des résidus pétroliers) et d'autres procédés comme Prime-D (hydrotraitement de diesel) ou Prime-G+ (hydrotraitement des essences de FCC). Dans le cadre de l'assistance technique, j'interviens en cas de dysfonctionnement en prenant toutes les dispositions nécessaires pour que l'unité puisse répondre aux spécifications attendues dans les plus brefs délais. Ces missions se déroulent sur site (quelques jours) ou bien depuis le bureau en analysant les données opératoires fournies par le client. Grâce à ma longue expérience à IFP Energies nouvelles sur le procédé H-Oil, je suis devenu responsable de l'assistance technique pour ce procédé pour les zones Europe, Moyen-Orient, Russie et Asie. De manière générale cette activité nécessite des déplacements fréquents à travers le monde. Par ailleurs, j'ai participé au projet de développement d'un outil mobile d'analyse de polluant sur site, le Sorbotest, dont le dépôt de brevet est en cours.

Quel bilan tirez-vous de cette mobilité ?

J'en suis très satisfait. Mon souhait de me frotter aux réalités industrielles sur le terrain a été atteint. Je ne nie pas l'impact des voyages fréquents sur ma vie personnelle mais malgré tout, je reste très motivé parce que mon métier représente encore aujourd'hui pour moi un défi permanent. Il me serait très difficile de revenir désormais à IFP Energies nouvelles où, du fait de la nature de l'activité R&D, les modes de fonctionnement et d'organisation sont très différents. Mon activité demande beaucoup de réactivité et une très grande disponibilité. Mais c'est le prix à payer pour gagner en autonomie, en indépendance et donc en responsabilité. Dans une petite structure, il devient possible de se faire rapidement connaître et reconnaître. Par ailleurs, mes contacts avec les clients et les fournisseurs m'ont permis de développer une plus grande ouverture d'esprit. J'ai beaucoup appris des cultures diverses que j'ai pu côtoyer au cours de mes voyages professionnels et je crois avoir assez bien réussi à m'adapter aux différentes manières de travailler des uns et des autres.

Quelles sont vos perspectives d'évolution chez Axens ?

Elles sont nombreuses et variées. Axens est une société en plein développement et mon secteur d'activité est en très forte croissance. Sur le plan de mon évolution de carrière, la reconnaissance de mon engagement professionnel par ma hiérarchie, l'acquisition de compétences et la prise de responsabilités devraient se traduire prochainement par l'accès au statut cadre. Sur le plan technique, je peux envisager d'acquérir une compétence plus poussée sur d'autres procédés pour évoluer de manière transverse au sein de l'entreprise. À long terme, je pourrai aussi être amené à prendre plus de responsabilités, par exemple au sein d'un bureau à l'étranger, pour être au plus près des clients. Je pourrai aussi participer plus activement à la formation des clients, ou encore rejoindre le département Technologie, qui est chargé de préparer des propositions techniques pour répondre aux attentes des clients sur des unités spécifiques.

Auriez-vous des recommandations à faire concernant cette mobilité inter-groupe ?

Dans l'optique d'un retour vers son poste initial, un détachement de trois ans me semble trop long, car cette durée demande un investissement total pour réellement faire partie de la nouvelle entité. À l'issue d'une longue période de détachement, et peu avant le retour à IFP Energies nouvelles, il peut en effet être difficile de se projeter dans l'avenir, en particulier dans un poste qu'on a quitté longtemps. Avec l'expérience, pour rendre plus accessible la mobilité à des profils comme le mien, pourquoi ne pas organiser le détachement sous la forme de plusieurs missions successives à durée déterminée ? Ce système, mis en place avec un accompagnement efficace par du personnel expérimenté, aurait l'avantage de donner aux candidats potentiels une meilleure vision de la réalité de l'activité sur le terrain. Ils pourraient alors choisir plus rapidement d'opter pour une mobilité au sein du groupe, ou bien se limiter à une nouvelle expérience professionnelle via un détachement.

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Témoignage métier : Laurent Tirode, D2T

Laurent Tirode est responsable du "Pôle projets" de Trappes chez D2T au sein de la Business Unit "Ingénierie des moyens d'essais" (IME).

Laurent Tirode
Quel parcours professionnel vous a conduit chez D2T ?

Titulaire d'un diplôme d'ingénieur généraliste en génie mécanique à l'Ensais (École nationale supérieure des arts et de l'industrie de Strasbourg), actuelle Insa (Institut national des sciences appliquées), j'ai été recruté par D2T en qualité de CSNE (Coopérant de service national en entreprise) pour un contrat de 16 mois, effectué dans sa filiale américaine à Détroit. J'ai acquis ainsi une première expérience professionnelle à l'issue de laquelle D2T m'a proposé, en 2001, un poste de chef de projet en France. Depuis 2008, je suis responsable du "Pôle projets" à Trappes au sein de la Business Unit "Ingénierie des moyens d'essais" (IME).

Quelle est votre mission au sein de ce "Pôle projets" ?

En tant que responsable de ce pôle, je suis chargé de la gestion et de l'animation d'une équipe de huit personnes basées à Trappes et constituée de chefs de projet, d'assistants chefs de projet et de chefs de chantier. Parallèlement, j'occupe aussi la fonction de chef de projet elle-même. Avec le second pôle projets basé à Lyon qui comprend quatre personnes, nous proposons notre savoir-faire en ingénierie des moyens d'essais livrés clés en main à nos clients. Au-delà de l'étude et de la réalisation des moyens d'essais, l'IME assure aussi leur installation et leur maintenance ; nous pouvons en outre intervenir en tant que maître d'œuvre sur des moyens de production ou de R&D. Pour chaque projet, une équipe dédiée est constituée. Son rôle est d'assurer le parfait déroulement des différentes phases du projet, depuis l'analyse fonctionnelle jusqu'à la réception finale. Au sein de cette équipe, la coordination des différents corps de métier pour l'installation des moyens d'essais est assurée par le chef de chantier. Cette mission, en général confiée à un technicien de niveau BTS qui a suivi l'ensemble du processus depuis l'étude jusqu'à la réalisation, consiste à s'assurer du respect des spécifications techniques. Les bancs d'essais moteurs que nous fournissons sont en effet constitués de différents lots qui font appel à des compétences pluridisciplinaires et complémentaires : électrotechnique, mécanique, expertise des fluides, etc. Je dois mettre toutes ces compétences en synergie pour satisfaire les exigences de nos clients.

Quel est le rôle du chef de projet ?

Le chef de projet intervient depuis la phase d'avant-vente jusqu'à l'étape de réception chez le client. Il a pour mission de mettre en œuvre et de suivre un échéancier qui précise les différentes étapes du projet et les livrables associés. Son rôle, au-delà de la gestion du projet (tableaux de bord et reporting), est de savoir mettre à profit son expérience et toutes ses compétences au service de la maîtrise de son projet. Le processus est à chaque fois le même : un client nous fait parvenir un cahier des charges pour obtenir une offre technique et commerciale. Celle-ci est réalisée par une équipe de chiffrage, composée d'un ingénieur commercial et d'un chef de projet. Lorsque l'appel d'offres est remporté par D2T, la responsabilité de l'affaire incombe totalement au chef de projet qui constitue alors l'équipe avec laquelle il va mener son projet à bien. Selon le cas, il doit rechercher en interne mais aussi en externe toutes les compétences utiles et nécessaires pour répondre aux exigences du client. La phase d'étude est suivie par une étape de spécifications et une étape de consultation des sous-traitants : le chef de projet évalue leur positionnement par rapport à des critères précis de performances, ce qui va lui permettre d'établir un meilleur comparatif pour une sélection plus facile du ou des partenaires. Suivent alors les phases de travaux sur site, de mise en service puis de réception.

Quelles autres activités trouve t-on chez D2T ?

D2T emploie environ 360 personnes à travers le monde et représente une grande diversité de métiers. L'IME, qui compte une soixantaine de personnes comprend plusieurs autres pôles : le "Pôle Mise en service", composé d'une dizaine de salariés basés à Trappes, dont la mission est de réaliser chez les clients en France et en Europe, mais aussi ponctuellement ailleurs dans le monde, la mise en service de nos produits, notamment avec notre logiciel MORPHEE. Une équipe dédiée permet d'assurer le suivi et la cohérence des solutions apportées par D2T au niveau international ; le Pôle Production et maintenance assure, avec une dizaine de techniciens, la maintenance préventive et curative des moyens d'essais et prend en charge, avec d'autres équipes, la fabrication de différents produits (freins, machines asynchrones, cartes électroniques d'acquisition de données, etc.). Un service d'assistance téléphonique et de service après-vente vient compléter le panel d'activités de l'IME.
Par ailleurs, deux autres Business Units emploient chacune une centaine de personnes : l'unité AST (Assistance technique) propose des prestations en personnel expert chez le client (technicien de banc d'essais ou ingénieur motoriste) ; l'unité DGMP (Développement groupe motopropulseur) dispose de ses propres bancs d'essais répartis sur les sites de Trappes et de Rouen. La BU DGMP effectue à partir des cahiers des charges des clients différents types d'essais sur des moteurs ou organes fournis par eux.
Le département Produits, quant à lui, développe et met au point les produits fabriqués ou assemblés au sein du pôle Production et maintenance et conçus dans nos différents bureaux d'études (mécanique, électronique, informatique). Enfin, D2T dispose également d'un service commercial et des services supports inhérents au fonctionnement de l'activité (RH, Achats, Patrimoine, Gestion etc.).

Quelles sont les relations que vous entretenez avec IFP Energies nouvelles ?

En tant que filiale, nous entretenons bien sûr des relations privilégiées de partenariat avec IFP Energies nouvelles qui fait partie de nos clients, et nous nous rencontrons très régulièrement. Nous travaillons d'ailleurs actuellement avec la direction Techniques d'applications énergétiques (TAE) sur un projet d'installation de deux bancs d'essais climatiques. Nous avons activement participé à la rédaction des cahiers des charges avec IFP Energies nouvelles qui nous a permis de bénéficier de ses compétences et de son expertise.

Quel bilan faites-vous aujourd'hui depuis votre arrivée chez D2T ?

Le bilan est très positif. Je suis arrivé chez D2T au moment où l'idée de projet a commencé à germer dans l'entreprise. Jusque là, beaucoup de travaux étaient réalisés en interne chez les constructeurs qui ont souhaité les externaliser en privilégiant le partenariat avec un seul contractant. Cette nouvelle donne a permis à D2T de se développer et j'ai eu le privilège de grandir avec l'entreprise, de la voir se structurer et de mesurer ainsi l'ampleur prise par l'activité de gestion de projets. La variété des études menées m'a permis d'élargir l'éventail de mes compétences techniques et ce domaine d'activité en évolution constante me donne la chance d'être encore aujourd'hui en apprentissage permanent. Ce métier m'apporte aussi la satisfaction de pouvoir suivre un projet depuis la réflexion jusqu'à sa concrétisation. Sur un plan plus personnel, j'apprécie beaucoup la qualité des échanges au sein de l'équipe que j'anime ainsi que la richesse des partenariats ou des contacts noués soit avec les clients, soit avec des collègues issus des différents secteurs d'activité de D2T lors des collaborations nécessaires à la réussite de nos projets.

Comment voyez-vous l'avenir dans votre secteur d'activité ?

Des possibilités réelles de développement de ce secteur d'activité existent avec la nécessité de concevoir les bancs d'essais de demain. Il va falloir porter les efforts sur deux axes : en premier lieu, sur le plan des innovations ou des évolutions technologiques, puisque les énergies de propulsion se diversifient. En effet, à côté des bancs pour les moteurs thermiques, apparaissent désormais les bancs GMP pour les motorisations hybrides ou électriques.
Dans un second temps, sur le plan du dimensionnement de nos équipes, afin de pouvoir gérer des projets d'ampleur plus importante comme par exemple des centres d'essais complets.

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"De la R&D à l'enseignement"

Carole Le Mironnet a quitté la direction Catalyse et Séparation d'IFP Energies nouvelles en octobre 2003 pour rejoindre en qualité de formateur la division Raffinage Pétrochimie Chimie Ingénierie (RPCI) d'ENSPM-FI (IFP Training).

Carole Le Mironnet
Quel a été votre parcours professionnel jusqu'à aujourd'hui ?

Titulaire d'un DUT de chimie avec une spécialisation en synthèse organique, j'ai été recrutée à la division Cinétique et Catalyse (actuelle direction Catalyse et Séparation) d'IFP Energies nouvelles en 1999. Dès mon embauche, j'ai suivi en parallèle les cours du CNAM et j'ai obtenu le diplôme d'ingénieur en Chimie Industrielle en décembre 2002. En réponse à l'envoi d'une candidature spontanée, ENSPM-FI (IFP Training), m'a alors proposé de rejoindre son pôle de formateurs au sein du Centre de formation RPCI de Rueil. Après trois années d'expérience, j'ai été sollicitée en 2006 par le Directeur du centre Raffinage Pétrochimie Gaz d'IFP School pour prendre la responsabilité du master de formation AT3P ( Applied Technology in Petrochemicals, and Polymers Processes) aujourd'hui appelé Processes and Polymers. Depuis 2006, mon activité est donc partagée entre deux mi-temps : formatrice à IFP Energies nouvelles training d'une part, et responsable de programme de formation à IFP School d'autre part.

Comment s'est construite cette mobilité ?

Par goût, je souhaitais m'orienter vers un métier alliant compétences techniques et relationnelles, me permettant aussi de valoriser mon nouveau diplôme d'ingénieur. Le métier de formateur a l'avantage de combiner ces deux aspirations. J'ai donc été encouragée dans cette voie par la direction de IFP Training qui m'a fait confiance et m'a proposé de suivre une formation intensive sur le terrain en compagnie de formateurs confirmés, avec un poste de formateur à la clé. Au bout de six mois, je donnais mon premier cours, devant des stagiaires en provenance, pour la plupart, du monde industriel.

En quoi consiste le métier de formateur à IFP-Training ?

Ce métier se partage en plusieurs volets. Le plus important consiste en l'animation des sessions qui implique la préparation des cours et la rédaction des supports de formation. Grâce à une veille technologique régulière et à la prise en compte des retours des stagiaires nous sommes amenés à modifier les contenus des formations pour les adapter ou les améliorer. Nous devons également répondre à des appels d'offres par des propositions techniques et commerciales à des sociétés qui souhaitent construire des formations sur mesure dans nos domaines de compétence. IFP-Training possède plusieurs centres de formation en France et un grand nombre de clients à l'international, ce qui nous amène à voyager régulièrement en France, en Europe ou encore en Amérique du Sud, au Moyen-Orient ou en Afrique.

Quel bilan personnel et professionnel faites-vous de cette mobilité aujourd'hui ?

Le bilan est très positif. Le métier de formateur nécessite l'acquisition, le développement et la maîtrise de connaissances techniques et scientifiques, permettant d'assurer un socle solide. De mon point de vue, la transmission de ce savoir demande aussi des qualités pédagogiques et une forte aptitude aux échanges relationnels. Le public auquel je m'adresse est très varié et je dois m'adapter à lui rapidement. Cet exercice, parfois difficile et néanmoins très enrichissant sur le plan personnel et professionnel, a continué de nourrir ma motivation jusqu'à aujourd'hui. La dimension humaine d'une petite structure comme IFP-Training (120 personnes) permet d'être une réelle force de proposition. Les formateurs disposent d'une liberté d'action importante, pour construire et orienter les formations en matière de contenu et de présentation. De plus, le lien direct avec l'industrie et l'appartenance au groupe IFP Energies nouvelles sont des atouts importants pour accéder rapidement à toute nouvelle information technique et scientifique et faire ainsi évoluer nos supports de cours.

Quelles sont vos perspectives d'évolution à IFP-Training ?

Compte tenu de la part importante que représentent les formateurs dans les effectifs d'IFP-Training (environ les deux tiers), les possibilités d'évolution hiérarchique restent très limitées. Par contre, il est possible d'accroître son champ de responsabilité en matière de formation en devenant expert d'un domaine spécifique, en prenant en charge des produits de formation ou en jouant un rôle de coordination de formations longues. Cette évolution peut conduire à effectuer des détachements chez nos partenaires. C'est mon cas puisque depuis 2006 je travaille à mi-temps au sein du Centre de formation Raffinage, Pétrochimie, Gaz de IFP School.

Quelle est votre mission à IFP School et quels bénéfices en retirez-vous ?

Je suis responsable d'un programme de master appelé Processes and Polymers dispensé en anglais à des étudiants majoritairement étrangers. À ce titre, je coordonne les évolutions pédagogiques du programme, je maintiens un suivi régulier des élèves, j'assure une partie des enseignements, je participe aux actions de recrutement et j'accompagne aussi des jeunes en contrat d'apprentissage et d'alternance. Enseigner à des jeunes d'horizons et de cultures variés, les accompagner et les orienter sur la durée, ou encore se voir confier la responsabilité d'un programme de formation, sont autant d'expériences nouvelles, enrichissantes et valorisantes. Par ailleurs, le fait de revenir en partie à IFP Energies nouvelles montre que les passerelles entre la maison mère et les filiales sont bien plus évidentes qu'il n'y paraît.

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"Une mobilité multiforme"

Valérie Georges a quitté IFP School au printemps 2007 pour rejoindre Prosernat, après avoir occupé plusieurs postes au sein du groupe IFP Energies nouvelles.

Valérie Georges
Parlez-nous des différentes étapes de votre parcours professionnel jusqu'à aujourd'hui

Titulaire du diplôme d'ingénieur de l'Ensic, puis de celui d'IFP School, j'ai été recrutée en 1995 par Vinci Technologies, filiale d'IFP Energies nouvelles, en tant qu'ingénieur process dans le département des unités pilotes pour le raffinage et la pétrochimie. En 2002, j'ai intégré la direction des relations internationales d'IFP Energies nouvelles, où j'ai pu apprendre beaucoup sur le fonctionnement du groupe IFP Energies nouvelles et m'intéresser de près à la valorisation de la R&D au travers de ses nombreuses filiales. Puis j'ai été chargée de cours à IFP School en 2004 au Centre Raffinage, Pétrochimie, Gaz, avant de rejoindre Prosernat en 2007 comme Responsable de zone, au service commercial de l'entreprise.

En quoi consiste votre métier ?

Je suis chargée de promouvoir et commercialiser les différents procédés de traitement de gaz et d'unités associées auprès des acteurs majeurs (opérateurs et société d'ingénierie) de l'industrie des hydrocarbures. Mes contacts avec de nombreux clients, nationaux et internationaux, m'amènent à voyager un peu partout dans le monde, mais plus particulièrement en Europe, en Amérique du Sud, en Egypte et en Inde. Je suis très soucieuse de bien comprendre l'ensemble des besoins d'un client de façon à répondre de manière efficace et complète aux appels d'offres qui me sont soumis.

Comment s'est décidée cette mobilité ?

N'ayant pas une formation de chercheur, je suis plutôt attirée par la valorisation des produits ou des procédés technologiques que par les travaux de R&D. Pour cette raison, j'ai toujours été attentive aux opportunités de postes offerts par les filiales d'IFP Energies nouvelles. Je me suis donc manifestée dès que j'ai appris que Prosernat recherchait un ingénieur commercial. Mon profil convenant parfaitement, la mobilité s'est réalisée rapidement.

Quels bénéfices retirez-vous de cette mobilité ?

J'éprouve beaucoup de satisfaction à défendre les qualités et les performances des procédés de Prosernat, et aussi à négocier les contrats pour convaincre mon client potentiel. J'apprécie la variété des tâches et des missions qui me sont confiées, et je mesure ma chance de croiser une grande diversité de gens et de territoires au cours de mes nombreux voyages professionnels. Je suis heureuse d'appartenir à une entreprise jeune et dynamique, dont la taille (Prosernat compte environ 120 personnes) me permet de proposer facilement des projets en sachant que je serai entendue.

Etes-vous satisfaite de votre rémunération ?

Oui. Mes conditions de rémunération et d'intéressement ont progressé depuis que j'ai quitté IFP Energies nouvelles. Il est évident aussi que l'exercice de ce type de métier, dans un secteur très concurrentiel, demande beaucoup de disponibilité et d'investissement.

Comment voyez-vous votre évolution ?

J'ai encore beaucoup de choses à apprendre de mon métier actuel, car je suis loin d'en avoir fait le tour. Mes perspectives d'évolution professionnelle sont réelles, car Prosernat est une entreprise en plein développement qui peut offrir de nombreuses opportunités. Je peux notamment envisager soit la responsabilité d'une filiale à l'étranger, soit un déroulement de carrière dans le management d'équipe.

Aujourd'hui, avec le recul, auriez-vous une suggestion à faire pour développer la mobilité ?

Le groupe IFP Energies nouvelles pourrait réfléchir à la mise en place d'un système de passerelles, permettant à des salariés volontaires, de bénéficier d'expériences de détachement d'au moins 6 mois, depuis IFP Energies nouvelles vers une filiale, ou depuis une filiale vers IFP Energies nouvelles. Ce système favoriserait un enrichissement mutuel des expériences industrielles et de R&D qui pourrait contribuer à dynamiser la mobilité.

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Non

Nom Classe Section Priorité
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Document Mobilité D2T -> IFP Energies nouvelles : Arsène Ratsimbazafy, Ingénieur Informatique scientifique Contenu Editorial Fils (Mobilité) 1
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