Les émissions de CO2 ont augmenté de 60 % depuis 1970 et devraient poursuivre leur progression en raison d'une consommation énergétique mondiale en forte croissance. Selon le GIEC (Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat), si aucune mesure n'est prise, la teneur de ce gaz à effet de serre dans l'atmosphère pourrait entraîner une élévation de température comprise entre 2 et 6°C avec des conséquences potentiellement dramatiques sur la planète. Dans une perspective de croissance continue de la consommation d'énergie, réduire les émissions de ce gaz constitue un défi majeur pour les années à venir. On parle bien désormais d'une urgence à "décarboniser l'énergie", c'est-à-dire à privilégier des énergies à faible contenu en carbone.
+ Réduire les consommations énergétiques
+ Développer les énergies à plus faible contenu en carbone
+ Capter, transporter et stocker le CO2 émis
Dans l'industrie également, il faut privilégier les procédés permettant d'optimiser l'utilisation de l'énergie (systèmes de contrôle en temps réel, systèmes d'échange de chaleur, etc.).
Cela rejoint la nécessité de diversifier les sources d'énergie et de faire intervenir plus largement les énergies renouvelables non carbonées : énergie solaire, éolienne, géothermie. Mais aussi de privilégier, parmi les énergies fossiles, le gaz naturel à plus faible contenu en carbone que le pétrole et surtout que le charbon. Dans le cas de la biomasse, le carbone émis est considéré comme recyclé. En effet, le carbone contenu dans la biomasse a été au préalable extrait de l'atmosphère par photosynthèse. Le bilan carbone d'une combustion de biomasse est donc considéré comme neutre (sauf si de l'énergie fossile a été consommée pour la production de cette biomasse).
Idée confidentielle il y a seulement 10 ans, la technique du captage et du stockage est unanimement étudiée dans le monde. Les travaux de recherche visent à en abaisser les coûts mais aussi à en assurer la sécurité et la pérennité à long terme.
Dans un contexte où la demande de charbon croît, et sachant que sa combustion émet deux fois plus de CO2 que celle du gaz naturel, la mise en oeuvre de technologies de captage et de stockage apparaît comme indispensable. De même, la production de carburants de synthèse produits à partir de gaz ou de charbon doit associer ces technologies.
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Fortement engagé dans la recherche de technologies nouvelles pour le captage, le transport et le stockage du CO2, IFP Energies nouvelles est aujourd'hui un chef de file important dans ce domaine tant à l'échelle nationale qu'européenne. |
>> ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)
>> AIE (Agence Internationale de l'Energie)
>> BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières)
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Énergie & climatRéussir la transition énergétiqueAlexandre ROJEY Éditions Technip |
Assurer l'approvisionnement en énergie de la planète tout en respectant l'environnement est l'un des grands enjeux des prochaines décennies.
IFP Energies nouvelles présente les recherches qu'il a engagées pour pouvoir y répondre.
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