Réduire les émissions de CO2 nécessite d'agir simultanément sur plusieurs fronts : la maîtrise de la demande d'énergie, l'amélioration du rendement énergétique durant la production et la conversion des énergies fossiles, le remplacement des énergies fossiles par des énergies contenant moins ou pas de carbone et la mise en place d'un marché de permis d'émissions négociables de CO2.
+ Maîtriser la demande d'énergie
+ Améliorer l'efficacité énergétique
+ Emettre moins de CO2
+ Mettre en place un marché de permis d'émissions négociables de CO2
Les économies d'énergie doivent effectivement être encouragées. S'il ne faut pas s'attendre à un changement brutal et fondamental du mode de vie des consommateurs, il ne faut pas pour autant négliger l'incidence que ces économies peuvent avoir sur la consommation d'énergies fossiles.
L'électrification des véhicules permet également d'améliorer les performances environnementales du transport, à condition d'utiliser de l'électricité produite à partir d'une ressource renouvelable.
Il s'agit ici de remplacer progressivement des énergies fossiles riches en carbone par des énergies, fossiles ou non, qui n'émettent pas ou peu de CO2.
- Les grosses installations industrielles de production d'électricité représentent plus de 40 % des 23 milliards de tonnes de CO2 émis annuellement dans le monde. En substituant le gaz naturel au charbon comme combustible, on pourrait diviser par 2,5 les émissions de CO2 par unité d'énergie produite.
- L'utilisation du GNV et des biocarburants, et à plus long terme de l'hydrogène, dans le secteur transport permet aussi d'améliorer le bilan CO2. Mais chacune de ces solutions doit être étudiée "du puits à la roue", sur un cycle de vie complet qui prenne en compte l'ensemble des étapes, de la production à l'utilisation.
- D'une manière générale, le recours aux énergies renouvelables (géothermie, énergie éolienne, énergie solaire) constitue une réponse efficace à la problématique de l'effet de serre. Toutefois, leur part dans la demande mondiale d'énergie primaire devrait rester faible dans les 30 prochaines années.
Dans un contexte où les énergies fossiles resteront largement dominantes pendant encore de nombreuses décennies, il convient donc de mettre également en œuvre des actions de grande envergure pour réduire de manière importante les émissions de CO2. La capture et le stockage géologique du CO2 apparait comme une piste intéressante.
Le principe est simple : les entreprises qui investissent pour réduire leurs émissions de CO2 peuvent, si elles font mieux que l'objectif qui leur est fixé par les pouvoirs publics, vendre leurs excédents de quota et amortir ainsi leurs investissements. Ce sont les mécanismes boursiers qui s'appliquent alors, avec un prix de la tonne de CO2 qui varie en fonction de l'offre et de la demande et suivant les volumes échangés.
Chaque entreprise dispose d'un quota d'émissions. Au total, ces allocations représentent 2 086,7 millions de tonnes de CO2 en Europe pour la période 2008-2012, et concernent 11 428 installations en Europe. Tous les ans, chaque installation doit être en conformité avec ses permis d'émissions. Celles qui dépassent leurs quotas doivent en acheter sur le marché.
Autre solution : "rapatrier" des crédits de CO2 sur le marché européen en investissant dans des projets MDP (Mécanisme de développement propre) dans des pays comme la Chine ou le Brésil, non signataires du protocole de Kyoto, ou dans des projets MOC (Mise en œuvre conjointe) dans des pays signataires. En cas de non conformité, les installations sont pénalisées à hauteur de 100 € par tonne de CO2 émise au delà de leur quota.
Depuis 2005, le marché EU-ETS fonctionne en Europe et vise certaines entreprises. Depuis 2008, à l'échelle internationale des échanges entre états ont débuté.
Ce système, qui combine intervention des états (qui fixent les objectifs de réduction et sanctionnent le non-respect des engagements) et mécanismes de marché, va dans le sens d'une maîtrise collective et globale des émissions et des coûts associés à ces réductions.
Mesure faite depuis 1959 à l'observatoire du Mauna Loa (Hawaï), loin de toute pollution.
Assurer l'approvisionnement en énergie de la planète tout en respectant l'environnement est l'un des grands enjeux des prochaines décennies.
IFP Energies nouvelles présente les recherches qu'il a engagées pour pouvoir y répondre.
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