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Accueil > Espace Découverte > Les grands débats > Quel avenir pour le gaz naturel ? > Réserves, production et consommation

Réserves, production et consommation

Gaz naturel

Le gaz naturel est une ressource non renouvelable dont les réserves sont très concentrées dans certaines zones géographiques. L'amélioration de ses conditions d'approvisionnement, de transport et de stockage joue un rôle stratégique pour son avenir dans le mix énergétique.

Cadres Bleus

+ Des réserves inégalement réparties
+ Les gaz non conventionnels
+ L'évolution de la consommation
+ Une énergie concurrencée
+ Une Europe très dépendante de l'importation de gaz naturel
+ Le cas des États-Unis
+ La Chine et l'Inde

 

 

Des réserves inégalement réparties
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Les 2/3 des réserves mondiales de gaz naturel – dont la durée de vie au rythme de consommation actuel est de 65 ans - sont essentiellement concentrées en Russie et au Moyen-Orient (Iran et Qatar). Grâce à la découverte de nouveaux champs (notamment dans la zone Asie/Océanie) et à la réévaluation des champs existants en dehors de l'Europe, les réserves mondiales ont augmenté de 15 % depuis 2000. Les deux tiers des nouvelles découvertes de la période 2000/2004 sont des réserves offshore ; leur production devrait augmenter d'environ 50 % d'ici à 2020. En Europe, les réserves ont chuté de 20 %, essentiellement à la suite de l'épuisement rapide des réserves britanniques en Mer du Nord.

A l'avenir, le Moyen Orient, la CEI et l'offshore devraient représenter une part croissante de la production mondiale de gaz. Il faut toutefois noter que le Moyen Orient ne fournit aujourd'hui que 10 % du marché international en dépit de ses réserves. C'est une différence majeure par rapport au pétrole dont 30 % de la production provient de cette région.

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Les gaz non conventionnels
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Les ressources de gaz non conventionnels (gaz de réservoirs étanches, gaz issus de gisements de charbon, gaz de schiste et hydrates de méthane) sont considérables. Alors que les gaz non conventionnels ne représentent que 4 % des réserves prouvées de méthane, leur production représentait déjà 12% de la production mondiale en 2008. Ces gaz (hors hydrates) sont surtout étudiés et exploités aux États-Unis, où ils représentent plus de 50 % de la production domestique, soit les 3/4 de la production mondiale. Les réserves mondiales de gaz de schiste représenteraient plus de 4 fois les ressources de gaz conventionnel. De quoi changer la donne de la géopolitique gazière, si on arrivait à les exploiter de façon durable et économique. Des pays "charbonniers", comme la Chine, l'Inde ou l'Australie, étudient aussi la possibilité de valoriser le gaz contenu dans les gisements de charbon. Les perspectives d'exploitation des hydrates de méthane, dont les réserves sont particulièrement importantes, sont encore incertaines compte tenu des défis technologiques et des risques liés à leur exploitation.

L'évolution de la consommation
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Le gaz représente plus de 20 % de la consommation énergétique globale (contre 34 % pour le pétrole). La demande mondiale a augmenté de 2,9 % par an en moyenne ces dix dernières années. C'est une croissance sensiblement plus rapide que celle de l'énergie (2,4 %) et que celle du pétrole en particulier (1,4 %). Mais ce niveau de croissance est largement inférieur à celui du charbon (3,8 %) compte tenu d'un regain d'intérêt pour cette énergie depuis 2003. La croissance de la consommation gazière est liée en grande partie à son développement dans le secteur électrique. Dans les prochaines années, les pays non OCDE du Moyen Orient et d'Asie, en particulier la Chine et l'Inde, pèseront particulièrement sur l'augmentation de la demande de gaz naturel.

Les prévisions de demande les plus récentes sont en baisse par rapport à celles établies à la fin des années 1990 ; le développement des énergies renouvelables et l'augmentation prévue du prix du gaz sur les différents marchés régionaux ont en effet tendance à freiner la demande. L'Agence Internationale de l'Énergie table désormais sur une progression de 1,8 % seulement de la consommation d'ici à 2030. Le gaz maintiendrait ainsi sa part de marché (22 %) mais ne rejoindrait pas le charbon comme envisagé un temps (30 %).

Une énergie concurrencée
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Concurrence gaz naturel

Le gaz a su trouver sa place dans les utilisations les plus diverses, domestiques et industrielles, mais il n'a pas de marché captif. Il est le plus souvent remplaçable par d'autres formes d'énergie et ne peut se substituer massivement au pétrole dans les transports. Ces dernières années, une forte demande énergétique mondiale et une hausse sensible des prix du pétrole et du gaz ont provoqué un regain d'intérêt marqué pour le charbon. Cette énergie a connu récemment la plus forte croissance en termes de consommation (+ 3,8 % en 2008). Dans le domaine de la production d'électricité, le charbon, dont la part est actuellement de 40 %, vient directement concurrencer le gaz naturel.

 

Une Europe très dépendante de l'importation de gaz naturel
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L'Europe et le gaz naturel
L'Europe du gaz regroupe 25 pays qui consomment 471 Gm3, soit 17 % du marché mondial. Mais l'Europe importe plus de la moitié de sa consommation, laquelle progresse de 3 % par an. Ses principaux fournisseurs sont la Russie, la Norvège et l'Algérie, puis le Nigeria, le Qatar et l'Égypte. Le 1/4 du gaz consommé dans l'Union Européenne provient de Russie dont l'exportation est assurée par un seul acteur, Gazprom.

En 2020, l'Union Européenne ne produira qu'1/3 de ses besoins et dès 2030, elle sera dépendante à plus de 80 % de l'importation.
Les différents pays de l'Union Européenne offrent des degrés d'autonomie variables : tandis que les Pays-Bas sont autosuffisants pour de nombreuses années encore et que le Royaume-Uni (1er producteur européen) est devenu importateur, les grands pays européens consommateurs de gaz comme l'Allemagne, l'Italie, la France ou l'Espagne montrent un fort taux de dépendance.

Le cas des États-Unis
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Le gaz naturel aux Etats-Unis

Les États-Unis, premiers consommateurs mondiaux, couvrent 84 % de leurs besoins avec leur production locale, le reste étant principalement importé du Canada. Le gaz canadien est livré par pipeline tandis que Trinité et Tobago approvisionnent le pays en GNL (Gaz Naturel Liquide) par méthanier. Avec seulement 10 ans de réserves prouvées et une production qui stagne, les États-Unis se tournent désormais vers de nouveaux fournisseurs d'Asie, de la CEI ou du Moyen Orient pour rééquilibrer leur marché. Gros importateur de gaz, les États Unis ont également exploité des ressources de gaz non conventionnels dès les années 80.

 

La Chine et l'Inde
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Le gaz naturel en Chine et en Inde

Dans la région Asie-Pacifique la demande en gaz croît de plus de 6 % par an. La demande est particulièrement forte en Chine et en Inde et devrait aller en s'accroissant. Malgré des réserves significatives et d'importants investissements pour les développer (construction en Chine du gazoduc ouest-est permettant l'acheminement vers les provinces de l'est des réserves du bassin de Tarim), ces deux pays doivent néanmoins renforcer leurs importations, surtout sous forme de GNL.

 

 

+ Les clés pour comprendre > Les sources d'énergie > Le gaz naturel

 

Liens utiles :

>> AIE (Agence Internationale de l'Energie)
>> BP Statistical Review
>> CEDIGAZ
>> GDF Suez
>> Prosernat (partenaire industriel d'IFP Energies nouvelles spécialisé dans le traitement de gaz et d'huile sur champs)
>> UFIP (Union Française des Industries Pétrolières)
>> World Energy Council

 

Liste de liens externes

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Notre engagement dans la recherche

Assurer l'approvisionnement en énergie de la planète tout en respectant l'environnement est l'un des grands enjeux des prochaines décennies.
 
IFP Energies nouvelles présente les recherches qu'il a engagées pour pouvoir y répondre.
 
> Axes de recherche

Chiffres clés

3 pays détiennent plus de 50 % des réserves mondiales :
la Russie (27 %), l'Iran (15 %) et le Qatar (14 %).

5 pays produisent plus de 50 % du gaz :
la Russie (22%), suivie par les États-Unis (19 %), le Canada (6,7 %), le Royaume-Uni (3,2 %) et l'Algérie (3,2 %).

4 pays assurent plus de 50 % des exportations :
la Russie (23 %), le Canada (11 %), la Norvège (9 %) et l'Algérie (7 %).

6 pays consomment 50 % du total mondial :
les États-Unis (23 %), la Russie (15 %) suivis de loin par le Royaume-Uni, le Canada, l'Allemagne et l'Iran avec un peu plus de 3 % chacun.

6 pays totalisent plus de 50 % des importations :
les États-Unis (11 %), l'Allemagne (9 %), le Japon (9 %), l'Italie (9 %), l'Ukraine (6 %) et la France (6 %).