Le transport aérien, en croissance continue, représente actuellement 2 à 3 % des émissions globales de CO2. En prévision d'un quasi doublement du trafic d'ici à 2020, IFP Energies nouvelles Energies étudie des motorisations et des carburants alternatifs.
Le transport aérien, en croissance continue, représente actuellement 2 à 3 % des émissions globales de CO2. En prévision d'un quasi doublement du trafic d'ici à 2020, le Conseil consultatif pour la recherche aéronautique en Europe (ACARE) a défini des objectifs ambitieux à cet horizon : -50 % d'émissions de CO2 par kilomètre passager et -80 % de NOx par rapport à l'année 2000.
IFP Energies nouvelles contribue à relever ce défi par ses travaux en matière de motorisations alternatives (moteur à piston, hybridation, etc.), de combustion et de carburants bas carbone.
En matière de carburants alternatifs, les recherches s'orientent à court et moyen termes sur des carburants kérosènes paraffiniques produits par hydrotraitement d'huiles végétales, ainsi que sur des kérosènes de synthèse Fischer-Tropsch.
C'est notamment l'objet du procédé VeganTM, commercialisé par Axens en 2010, qui permet de produire des bases gazole et kérosène de très haute qualité à partir d'un large spectre de charges renouvelables : huiles végétales non alimentaires, graisses animales... à long terme, de nouvelles molécules (alcools lourds, dérivés furanniques, naphtènes en provenance de la liquéfaction de biomasse, etc.) et des carburants issus d'huiles algales sont envisagés.
Pour l'heure, plusieurs vols ont déjà eu lieu avec des carburants alternatifs. En 2008 un A380 a volé avec un mélange composé à 50 % de kérosène et à 50 % d'un carburant de synthèse issu de gaz naturel (technologie GtL).
En 2009, un Boeing 737-800 de la compagnie Continental Airlines a expérimenté un carburant contenant 50 % d'huile de jatropha et algales.
Cependant, le déploiement des carburants alternatifs se heurte aux contraintes très spécifiques de l'aéronautique (sécurité, logistique, températures, etc.) et aux énormes quantités nécessaires pour remplacer le kérosène. En effet, l'objectif fixé par l'Union européenne est d'employer 10 % de kérosène vert à l'horizon 2020. D'où l'aspect fondamental de la notion de carburant drop-in, pouvant être incorporé en toute proportion dans un moteur d'avion conventionnel sans en perturber les propriétés.
Les travaux d'IFP Energies nouvelles sont menés en partenariat avec les principaux acteurs du domaine aéronautique (Airbus, Dassault, EADS, Onera, Snecma, etc.) dans le cadre de projets comme :
+ Liste des projets européens dans l'aéronautique
+ Développement industriel > Carburants pour l'aéronautique

Si vous avez envie de comprendre quels sont les enjeux énergétiques du 21ème siècle pour un développement durable de notre planète,