Dans un contexte de forte croissance du marché automobile et d'une dépendance quasi-totale à une énergie fossile non renouvelable, l'industrie automobile est confrontée à un défi majeur : gagner en autonomie vis-à-vis du pétrole et limiter les émissions de CO2 en mettant en oeuvre des solutions innovantes.
L'avenir est à l'optimisation du rendement des moteurs conventionnels, à l'amélioration des carburants conventionnels et au développement de carburants de substitution.
+ Évolution du marché automobile
+ Quel impact sur l'environnement ?
+ Les progrès déjà accomplis
+ Des évolutions poussées par les réglementations
+ Les sources de progrès à venir
Sur les trente prochaines années, c'est la demande énergétique associée aux transports qui connaîtra la progression la plus importante. Le nombre de véhicules en circulation devrait doubler. Dans les pays émergents, le parc de véhicules devrait être multiplié par 4 d'ici 2030.
- La pollution atmosphérique par émissions de CO (monoxyde de carbone), HC (hydrocarbures imbrûlés), NOx (oxydes d'azote) et particules ;
- L'augmentation des émissions de gaz à effet de serre (CO2) ;
- Les émissions sonores ;
- Les déchets liés à la production des véhicules et à leur traitement en fin de vie.
Mais depuis le début des années 80, le travail de la recherche et les normes antipollution ont eu pour conséquence la conception de voitures plus propres et économes : une voiture conçue en 2004 émet 4 fois moins de polluants qu'un véhicule de 1993 et 20 fois moins qu'un véhicule de 1980. Un effort qui est poursuivi par les constructeurs automobiles.
En 30 ans, les émissions de polluants réglementés des véhicules neufs ont été réduites dans l'Union Européenne par un facteur 10 à 100 grâce à des développements technologiques :
• Sur les aspects carburants :
- généralisation de l'essence sans plomb et diminution de la teneur en benzène ;
- diminution progressive des teneurs en soufre des carburants.
• Sur les aspects moteurs et post-traitement :
- pilotage électronique des grands paramètres du contrôle moteur, amélioration des systèmes d'injection et de la combustion ;
- systématisation en Europe des pots catalytiques pour les véhicules à essence en 1993 ;
- introduction des pots d'oxydation sur les véhicules diesel ;
- apparition des filtres à particules sur les véhicules particuliers diesel neufs et sur les flottes captives (bus, autocars et camions) en "rétrofit" (non équipées au départ).
La réduction des émissions de CO2 sera en revanche un objectif difficile à atteindre, en tout cas dans des conditions économiquement acceptables pour le client. L'Union européenne a fixé un objectif de 130 g/km parcouru de CO2 en 2012 et de 95g/km en 2020.
- l'amélioration des moteurs et des carburants conventionnels,
- la conception de moteurs et de carburants alternatifs
>> ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)
>> CCFA (Comité des Constructeurs Français d'Automobiles)
>> PSA-Peugeot-Citroën
>> Renault
>> URF (Union Routière de France)

Si vous avez envie de comprendre quels sont les enjeux énergétiques du 21ème siècle pour un développement durable de notre planète,
37.7 millions
c'est le parc automobile français en 2011 (Voitures Particulières + Véhicules Utilitaires).
48 %
c'est la progression de la production automobile en Chine entre 2008 & 2009.
800
voitures pour 1 000 habitants aux USA et 35 pour 1 000 habitants en Chine au 1er janvier 2009.