L'essence et le gazole constituent les deux types de carburants conventionnels qui alimentent le moteur thermique à quatre temps. Les efforts continus pour rendre ce moteur propre et économe requièrent des recherches parallèles en matière de carburant. Le couple moteur/carburant conventionnel doit être tendu vers un même objectif : réduire les émissions de polluants et celles de CO2.
+ Qu'appelle-t-on carburants conventionnels ?
+ En quoi peuvent-ils évoluer favorablement ?
+ L'évolution du raffinage
Il s'agit de l'essence et du gazole. Le premier alimente les moteurs à allumage commandé et le second les moteurs Diesel. Ce sont les deux principaux produits finis issus du raffinage du pétrole brut et leur formulation évolue avec les exigences des moteurs et surtout avec les réglementations environnementales liées à la qualité de l'air et à la réduction des rejets de gaz à effet de serre.
Mais chaque nouvelle réglementation et avancée des moteurs entraîne des évolutions des caractéristiques des carburants et donc des formulations différentes et des procédés de raffinage spécifiques.
- Pour l'essence : suppression du soufre, contrôle de la teneur en composés aromatiques et en benzène, contrôle de la teneur en oléfines, contrôle de la volatilité afin de minimiser les émissions par évaporation.
- Pour le gazole : suppression du soufre, contrôle de la teneur en composés polyaromatiques, indice de cétane minimum de 51, contrôle de la densité.
Par ailleurs, de nouveaux concepts moteur font apparaître de nouvelles exigences en terme de caractéristiques carburants.
- besoins croissants en essence et gazole dus au développement des transports routiers ;
- augmentation des ventes de gazole. Depuis 20 ans, la consommation de gazole routier a plus que doublé dans les pays européens sous l'impulsion d'une forte augmentation du marché diesel des voitures particulières et d'un développement important du trafic routier de marchandises par camion.
Ce phénomène a pour conséquence l'émergence de différents scenarii de raffinage orientés vers la production de produits légers (GPL, naphta, essences automobiles) et distillats moyens (kérosène, carburéacteur, gazole, fioul domestique) par rapport aux produits lourds (fiouls lourds, bitumes, lubrifiants, etc.).
>> ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)
>> CPDP (Comité Professionnel du Pétrole)
>> Total
>> UFIP (Union Française des Industries Pétrolières)
>> Union européenne

Si vous avez envie de comprendre quels sont les enjeux énergétiques du 21ème siècle pour un développement durable de notre planète,
45,3 %
En Europe, la part de marché du diesel est passée de 52,7 % à 45,3 % entre 2008 et 2009.
12 051
stations service en France en 2010.