Une voie nouvelle, le captage du gaz dès sa source de production et son stockage dans le sous sol, apparaît comme une solution prometteuse pour faire face au risque de changement climatique. Des percées scientifiques majeures sont attendues dans ce domaine.
Retour au sommaire "Capter et stocker le CO2"
+ Une forte mobilisation de la recherche
+ Un intérêt croissant des industriels
+ Des avancées politiques et réglementaires
- A Weyburn, au Canada, l'injection de CO2 est pratiquée à grande échelle, par la compagnie Encana, dans des gisements de pétrole dans le cadre d'un programme soutenu par l'Agence Internationale de l'Energie.
- La première expérience à grande échelle de stockage dans un aquifère salin a été engagée en Mer du Nord où, depuis 1996, le pétrolier norvégien Statoil injecte environ 1 million de tonnes de CO2 par an.
- Au Brésil, depuis 1991 la compagnie pétrolière Petrobras injecte du CO2 dans un réservoir d'huile pour en améliorer la récupération et pour le stocker.
IFP Energies nouvelles participe à ces 3 projets.
- Gaz de France réalise également une expérience en Mer du Nord au large des côtes néerlandaises, dans un gisement de gaz épuisé.
- L'Union européenne finance de nombreux programmes de recherche sur ce sujet: à titre d'exemple on peut citer le projet pilote d'injection de CO2 opéré par BP dans le nord de l'Algérie
- La France est fortement engagée tant au niveau national qu'international et soutient de nombreuses initiatives dans ce domaine, notamment via le Club CO2 qui regroupe les acteurs majeurs du domaine (IFP Energies nouvelles, BRGM, industriels) via l'ANR (Agence Nationale de la Recherche) qui finance des projets dans ce domaine, et le Fonds démonstrateur de l'Ademe destiné à financer des opérations de validation des technologies en conditions d'usages réels.
Aux Etats-Unis également, un coup d'accélérateur a été donné aux recherches. Outre la production d'énergie, la filière intéresse aussi d'autres industriels dans la sidérurgie, la production de ciments ou le traitement des déchets.
IFP Energies nouvelles a créé avec Géostock et le BRGM la société Geogreen qui propose aux industriels des services dans le domaine du transport et du stockage géologique du CO2.
Parallèlement à cela, les actions pour constituer un cadre juridique et informer l'opinion publique sont en marche. Dans ce contexte, le captage et le stockage du CO2 pourraient se développer, à une échelle industrielle, d'ici 10 à 15 ans.
- l'une définit les responsabilités de chaque acteur aux différentes étapes d'un stockage (modalités de prises de permis, fréquences des audits, etc.). Cette directive est en cours de transposition dans les Etats membres.
- l'autre met à jour le marché des quotas CO2 européen en y intégrant le captage et le stockage.
Par ailleurs, des financements pour les démonstrateurs européens ont été décidés (Fond de Relance Européen de 1,05 G€ pour le captage et au stockage du CO2 (CSC), attribution de 300 millions de tonnes de quotas pour la phase 3 du marché EU-ETS/European Emissions Trading Scheme).
La mise en place d'une réglementation dédiée au CSC se précise aussi aux États-Unis où la prochaine loi sur l'énergie devrait imposer des quotas et créer un marché global du carbone. En Australie, un processus d'attribution de permis de stockage est en cours de d'élaboration. Des aides nationales se mettent également en place, en France et aux Royaume-Uni notamment.
>> ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)
>> AIE (Agence Internationale de l'Energie)
>> BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières)
>> Geogreen
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Le captage du CO2Des technologies pour réduire les émissions de gaz à effet de serreFabrice LECOMTE, Paul BROUTIN, Etienne LEBAS Editions Technip |

Si vous avez envie de comprendre quels sont les enjeux énergétiques du 21ème siècle pour un développement durable de notre planète,