12.02.2018

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Poster présenté lors du 3ème Workshop EAGE sur la sismique de puits 
(Athènes, Grèce - 20-22 Avril 2015)  >> Version anglaise

Les trois quarts des opérations commerciales de sismique de puits sont des Profils Sismiques Verticaux (PSV) à zéro–offset, enregistrés avec UNE seule source de surface placée proche de la tête de puits.

Le puits, dans lequel est placé l’outil PSV contenant le capteur de géophones 3 composantes orthogonales, est en général vertical ou peu dévié ; l’enregistrement du PSV est effectué dans l’intervalle profondeur profond en trou nu et l’intervalle supérieur adjacent équipé d’un seul tubage cimenté.

L’outil PSV est caractérisé par un bon couplage mécanique à la paroi du puits, permettant une réponse sismique isotrope du capteur géophone à trois composantes ; cependant, il n’est usuellement pas possible d’orienter les trois composantes dans un repère géographique afin d’en extraire toutes les informations géologiques et structurales désirées à l’issue d’un traitement complet des 3 composantes. De fait, la plupart du temps, seule la composante verticale (Z) de l’outil fait l’objet d’un traitement commercial.

Les auteurs du poster suggèrent d’intégrer, systématiquement aux futures générations d’outils PSV mono-niveaux et multi-niveaux, des capteurs d’orientation - du genre capteurs magnétométriques et inclinomètres accélérométriques, moins onéreux que les gyroscopes -, afin de compléter la connaissance précise de la trajectoire de puits mesurée par ailleurs pour résoudre le problème d’orientation des capteurs 3C de PSV au cours du pré-traitement des données.

Un exemple de VSP traité et interprété, suite à l’utilisation complète des 3 composantes orientées, est présenté sur le poster "SEISDIP" (voir publications) . La confrontation des résultats de pendage/azimut du PSV avec ceux obtenus par l’imagerie–résistivité de la paroi de puits montre la complémentarité de ces deux types de mesures.

Un second exemple comprenant plusieurs VSP avec 3 Composantes orientées,  enregistrés à proximité d’une faille majeure et sismiquement active est présenté dans le rapport de stage du jeune géophysicien  Moez Amri à IFPEN:  Aigion Fault case study; 2D finite difference modeling applied to VSPs. Ce cas d’étude est focalisé sur l’explication de la propagation sismique la plus probable, à l’aplomb d’une faille normale dont le compartiment effondré ( hanging wall ) qui contient le puits présente des anomalies d’atténuation sismique majeures pour la sismique de surface. Ce travail a fait appel à de multiples modélisations par différences finies 2D élastiques et acoustiques avec le logiciel de la société Tesseral pour tenter de trouver une explication géomécanique et géométrique plausible. Les données de VSP sont celles du puits Aigion-10 en Grèce, enregistrées dans le cadre du projet européen “ DG-LAB-CORINTH”,  (EC project n° EVR1 – CT – 2000 – 40005 ) 

Contact scientifique :
Charles Naville
Direction Géosciences
charles.naville@ifpen.fr

 

Publications :