12.01.2026

20 minutes de lecture

FacebookLinkedInImprimer

Le RDV IFPEN pour une analyse hebdomadaire de la situation des marchés pétroliers.

 

12 janvier 2026

Le Brent remonte avec l’incertitude au Venezuela et les tensions en Iran

Les prix du pétrole ont progressé cette semaine, les investisseurs tentant d'évaluer l'impact des nombreuses
déclarations de l'administration américaine concernant la gestion du pétrole vénézuélien. Parallèlement, les tensions sur l’offre se sont renforcées sur plusieurs fronts. Un pétrolier à destination de la Russie a été la cible d'une attaque de drones en mer Noire, tandis que l'Ukraine a revendiqué des frappes contre trois plateformes de production pétrolière en mer Caspienne. Parallèlement, l’Irak a repris l’exploitation du champ de West Qurna, l’un des plus grands au monde, après l’imposition de sanctions américaines à l’encontre de Lukoil. Enfin, l'intensification des manifestations en Iran a ravivé les inquiétudes du marché, qui craint que la dégradation durable de la situation dans l'un des principaux pays producteurs mondiaux, avec une production d'environ 3,5 Mb/j en novembre dernier, n'affecte la production et les exportations de brut.
Sur la semaine, le Brent pour livraison en mars a augmenté de 0,3 % pour s'établir à 61,6 $/b, tandis que le WTI a perdu 0,1 % pour atteindre 57,7 $/b. Le consensus Bloomberg du 9 janvier est stable avec un prix du Brent de 60 $/b au premier semestre (fig. 3).

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  329 Ko)
 


5 janvier 2026

Le Brent en baisse en attendant d’y voir plus clair sur la situation au Venezuela

Les prix du pétrole ont légèrement reculé lors de la première séance de cotation de l'année 2026, prolongeant les importantes pertes enregistrées l'an dernier, alors que les investisseurs continuent d'arbitrer entre des craintes persistantes d'une surabondance de l'offre et des risques géopolitiques élevés. 
Les marchés ont entamé l’année avec prudence, après que le Brent et le WTI ont enregistré en 2025 leur plus forte baisse annuelle depuis 2020. Malgré un contexte géopolitique tendu, l’évolution des prix indique que les opérateurs se concentrent avant tout sur les fondamentaux, notamment sur la perspective d'une offre mondiale durablement abondante.
L’escalade des tensions entre le Venezuela et les États-Unis a atteint son paroxysme samedi dernier, avec des frappes menées par les forces américaines et l’arrestation du président Nicolás Maduro. Cette intervention s'inscrit dans une réaffirmation assumée de la doctrine Monroe, qui considère l'Amérique latine comme relevant de la sphère d'influence stratégique de Washington. La volonté affichée des États-Unis de « piloter » ou « encadrer » le processus de démocratisation vénézuélien soulève néanmoins de nombreuses interrogations, tant sur ses modalités que sur ses objectifs réels.
Plusieurs scénarios sont désormais envisageables, allant d'un soutien militaire limité destiné à sécuriser une transition politique à la mise en place d'un gouvernement provisoire soutenu par les États-Unis. L’issue de cette séquence sera déterminante pour les perspectives économiques du pays, en particulier pour le secteur pétrolier, pilier historique de l’économie vénézuélienne et au coeur des ambitions de Donald Trump, qui souhaite favoriser le retour des majors pétrolières américaines.
Si un scénario favorable pourrait libérer un potentiel de reprise économique significatif, cette réaffirmation de la doctrine Monroe comporte également des risques élevés d'instabilité prolongée et de réactions négatives au niveau régional. Elle pourrait raviver les tensions avec certains pays latino-américains et accentuer la rivalité stratégique avec la Chine et la Russie, qui détiennent toutes deux certaines des plus importantes concessions pétrolières du pays (4,4 Gb et 2,3 Gb respectivement), dessinant ainsi un équilibre fragile entre opportunités économiques et risques géopolitiques.
Sur la semaine, le Brent pour livraison en mars a reculé de 0,7 % pour s'établir à 61,4 $/b, tandis que le WTI a perdu 0,3 % pour atteindre 57,7 $/b. Selon le consensus Bloomberg du 2 janvier, le prix du Brent devrait s'établir à 60,3 $/b en 2026 (fig. 3)..

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  325 Ko)
 


2025

15 décembre 2025

Le Brent en baisse face à la faiblesse des fondamentaux

Les cours du pétrole brut ont reculé la semaine dernière, malgré un contexte géopolitique toujours tendu, tant en Ukraine qu’au large des côtes vénézuéliennes après la saisie d’un pétrolier par les autorités américaines. La faiblesse du marché physique continue de peser sur les prix, qui ont perdu plus de 18 % depuis le début de l’année (fig. 1 & 2). La forte hausse des stocks américains d’essence et de distillats observée la semaine dernière a ainsi confirmé la situation de surabondance de l’offre mise en évidence dans les dernières prévisions de l’AIE et de l’EIA. Enfin, l’affaiblissement du dollar, consécutif à la décision de la Réserve fédérale d’abaisser ses taux directeurs, a également renforcé la pression baissière (fig.13).
Sur la semaine, le Brent pour livraison en janvier a reculé de 2 % pour s'établir à 61,8 $/b, tandis que le WTI a perdu 2,0 % pour atteindre 58,1 $/b. Le consensus Bloomberg du 12 décembre reste stable, avec un prix du Brent de 63 $/b pour le quatrième trimestre 2025 et de 60,7 $/b pour le premier trimestre 2026. En moyenne annuelle pour 2026, le consensus est de 61,8 $/b (fig. 3).

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  340 Ko)
 


8 décembre 2025

Le Brent stable soutenu par l'amélioration du contexte macroéconomique et les tensions géopolitiques persistantes

Tableau : prix Brent ICE, Spot et WTI NymexLe prix du Brent a peu évolué cette semaine, soutenu par l'amélioration du contexte macroéconomique et les tensions géopolitiques persistantes. Toutefois, le marché pétrolier reste dominé par une incertitude structurelle liée à la perspective d'un excédent d'offre en 2026. La combinaison d'un risque géopolitique élevé et d'un surplus d'offre anticipé crée un marché nerveux et plafonné, où toute hausse reste fragile et dépendante de signaux extérieurs, qu'ils soient diplomatiques, monétaires ou géopolitiques.
Cette semaine, la publication des nouvelles prévisions des grandes agences énergétiques devrait de nouveau peser sur les prix du pétrole. Même si aucune révision majeure n'est attendue, ces rapports devraient confirmer que l'offre restera largement excédentaire pour l'année à venir. Dans ce contexte, Saudi Aramco a baissé tous ses prix officiels de vente (OSP) à destination de l'Asie pour les cargaisons de janvier. La prime de l'Arab Light par rapport au prix de référence régional a été réduite à 0,60 $/b, soit son niveau le plus bas depuis janvier 2021. Les écarts de prix accordés aux raffineurs américains et européens ont également été réduits, à 2,50 $/b et 0,05 $/b respectivement. Ces ajustements s'inscrivent clairement dans la stratégie de l'Arabie saoudite, qui cherche à soutenir les prix du pétrole sur un marché marqué par un excédent d'offre. Ils témoignent également de la volonté de Riyad de défendre ses parts de marché, principalement en Asie, où la concurrence reste vive, notamment face aux barils russes vendus à bas prix.
Sur la semaine, le Brent pour livraison en janvier a reculé de 0,1 % pour s'établir à 63,1 $/b, tandis que le WTI a gagné 1,4 % pour atteindre 59,3 $/b. Le consensus Bloomberg du 5 décembre reste stable, tablant sur un prix du Brent de 63 $/b pour le quatrième trimestre 2025 et de 60,7 $/b pour le premier trimestre 2026. En moyenne annuelle pour 2026, le consensus est de 61,8 $/b (fig. 3).).

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  325 Ko)
 


1er décembre 2025

Le Brent en légère baisse : l’espoir d’un éventuel apaisement du conflit en Ukraine continue d’exercer une pression modérée à la baisse sur les prix

Tableau : prix Brent ICE, Spot et WTI NymexLes prix du pétrole se maintiennent dans une fourchette de 60 à 65 $/b, où ils évoluent de façon stable depuis le début du mois d'octobre, malgré les attaques ukrainiennes visant deux pétroliers de la flotte fantôme russe et une attaque contre le terminal pétrolier du consortium CPC, qui assure l'essentiel des exportations de brut du Kazakhstan vers la mer Noire via la Russie.
L’espoir d’un apaisement du conflit en Ukraine continue d’exercer une pression modérée à la baisse sur les cours.
Parallèlement, la réunion semestrielle de l’Opep+ qui se tenait ce week-end n’a eu aucun effet sur les cours, faute d’attentes particulières : les niveaux de production des pays membres étant déjà fixés jusqu’en décembre 2026, aucune nouvelle annonce significative n’était anticipée.
Sur la semaine, le Brent pour livraison en janvier a reculé de 1 % pour s'établir à 63,1 $/b, tandis que le WTI a perdu 1,6 % pour atteindre 58,5 $/b. En moyenne mensuelle, le Brent affiche une baisse pour le deuxième mois consécutif, à 63,7 $/b, soit une diminution de 0,5 % par rapport à octobre. Depuis le début de l'année, le prix du Brent a chuté de plus de 18 %. Le consensus Bloomberg du 24 novembre reste stable, tablant sur un prix du Brent de 63 $/b pour le quatrième trimestre 2025 et de 60,7 $/b pour le premier trimestre 2026. En moyenne annuelle pour 2026, le consensus est de 61,5 $/b (fig. 3).

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  330 Ko)
 


24 novembre 2025

Le Brent recule légèrement alors que les sanctions américaines contre le pétrole russe entrent en vigueur

Les prix du pétrole ont peu évolué la semaine dernière pris entre deux tensions opposées : d’un côté, l’entrée en vigueur des sanctions américaines visant notamment les géants russes Lukoil et Rosneft alimente les craintes de perturbations de l’approvisionnement mondial ; de l’autre, les perspectives d’un excédent structurel de l’offre à l’horizon 2026 persistent, alors que l’OPEP+ prévoit d’augmenter sa production de 137 kb/j en décembre.
En fin de semaine, les cours du brut ont toutefois reculé : le Brent a perdu plus de 1 % et le WTI près de 2 %. Cette baisse fait suite à l’annonce d’une initiative diplomatique américaine visant à promouvoir un plan de paix en Ukraine. Si la possibilité d'une désescalade reste très incertaine, les marchés ont immédiatement anticipé un retour de volumes supplémentaires de pétrole russe sur la scène internationale. Cette perspective a suffi à exercer une pression à la baisse sur les prix, illustrant la sensibilité persistante des investisseurs aux évolutions géopolitiques susceptibles de modifier l'équilibre mondial entre l'offre et la demande de pétrole.
Sur la semaine, le Brent pour livraison en janvier a baissé de 0,3 % pour atteindre 63,7 $/b, tandis que le WTI a perdu 0,4 % pour s'établir à 59,5 $/b. Le consensus Bloomberg du 19 novembre est stable, avec un Brent à 63 $/b au quatrième trimestre 2025 et à 60,7 $/b (- 0,2 $/b) au premier trimestre 2026. En moyenne pour l'année 2026, le consensus Bloomberg est de 61,5 $/b (Fig. 3).

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  313 Ko)
 


17 novembre 2025

Le Brent en baisse à 64 $/b soutenu par les tensions géopolitiques, plafonné par les fondamentaux

Le Brent continue d'osciller entre 63 et 65 $/b, soutenu par les tensions géopolitiques, mais plafonné par les fondamentaux (Fig. 1 & 2). Les prix ont brutalement chuté en milieu de semaine, avec la publication des rapports mensuels des agences et l’annonce d’un surplus d’offre encore plus important qu’anticipé par l’AIE. Ils ont ensuite vivement augmenté, après une attaque ukrainienne par missiles et drones contre le port de Novorossisk, premier port russe en matière de trafic. Parallèlement, les sanctions imposées par Washington à la Russie, et à Rosneft et Lukoil en particulier, continuent de compliquer les exportations russes, dont une bonne partie est actuellement stockée sur des tankers (Fig. 15), les négociants se heurtant à des obstacles de paiement et de livraison à l’approche de l’échéance du 21 novembre. La déclaration de force majeure de Lukoil sur le champ pétrolier irakien de West Qurna-2 est, à ce stade, la conséquence la plus visible des sanctions.
Sur la semaine, le Brent pour livraison en janvier a baissé de 0,2 % pour atteindre 63,8 $/b, tandis que le WTI a perdu 0,7 % pour s'établir à 59,7 $/b. Le consensus Bloomberg du 14 novembre est quasi inchangé, avec un Brent à 63 $/b au quatrième trimestre 2025 et à 60,7 $/b (- 0,2 $/b) au premier trimestre 2026. En moyenne pour l'année 2026, le consensus Bloomberg est de 61,5 $/b (Fig. 3).

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  390 Ko)
 


10 novembre 2025

Le Brent stable à 64 $/b mais les craintes d'un excédent de l'offre mondiale demeurent

Tableau : prix Brent ICE, Spot et WTI Nymex

Les cours du pétrole brut sont restés relativement stables la semaine dernière, le Brent oscillant entre 64 et 65 $/b. Malgré la décision de l'Opep+ de suspendre toute nouvelle hausse de production au premier trimestre 2026, après une augmentation de 137 kb/j prévue en décembre, les craintes d'un excédent de l'offre mondiale demeurent. 
Sur le plan économique, les signaux demeurent fragiles. En Asie comme aux États-Unis, les indicateurs manufacturiers poursuivent leur repli, l’activité industrielle américaine enregistrant même un huitième mois consécutif de contraction.
Par ailleurs, les incertitudes liées à la politique monétaire de la Réserve fédérale incitent les investisseurs à la prudence.
Bien que la Fed ait récemment procédé à une baisse de ses taux, plusieurs de ses responsables ont rappelé qu’un cycle d’assouplissement rapide n’était pas envisagé, alimentant ainsi les craintes d’un ralentissement prolongé de la croissance mondiale. Enfin, la vigueur du dollar américain, qui atteint un sommet de quatre mois, pèse sur les cours du pétrole.
Malgré ce contexte morose, le marché bénéficie de quelques facteurs de soutien. Les importations chinoises de pétrole brut ont ainsi progressé de 8,2 % sur un an en octobre, témoignant du dynamisme des raffineries locales. De plus, les perturbations liées aux sanctions contre la Russie continuent de limiter certains flux vers la Chine et l'Inde, ce qui offre un soutien ponctuel aux prix. Les analystes sont divisés quant à la trajectoire à moyen terme : certains anticipent un Brent à 50 $/b fin 2026, tablant sur un excédent d'offre durable, tandis que d'autres, plus optimistes, misent sur une
stabilisation autour de 60 $/b.

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  330 Ko)
 


03 novembre 2025

Pétrole : des prix sans direction claire entre offre croissante et demande incertaine

Après la forte réaction du marché à l'annonce de nouvelles sanctions américaines contre la Russie, les cours du pétrole brut ont évolué sans tendance claire la semaine dernière. Tiraillés entre l'anticipation d'une hausse de la production de l'OPEP+ et des signaux contradictoires concernant la demande mondiale, le Brent et le WTI ont légèrement reculé pour clôturer à environ 65 $ et 61 $/b, au terme de plusieurs séances volatiles.
Sur le plan géopolitique, les tensions demeurent malgré un certain apaisement. La rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping a débouché sur un accord commercial limité prévoyant une réduction partielle des droits de douane et la reprise de certaines importations chinoises de produits américains, notamment dans le secteur de l'énergie. Cette trêve a brièvement soutenu les marchés, sans toutefois dissiper les inquiétudes liées au ralentissement de l'économie mondiale. Par ailleurs, des spéculations sur une éventuelle action militaire américaine au Venezuela, rapidement démenties, ont provoqué un bref rebond des prix. Enfin, la remontée du dollar à son plus haut niveau depuis près de trois mois, consécutive à la baisse des taux de la Fed, a exercé une légère pression baissière sur les cours du pétrole.
Sur la semaine, le Brent pour livraison en décembre a progressé de 2,6 % pour atteindre 65 $/b, tandis que le WTI a gagné 2,1 % pour s'établir à 60,7 $/b. Sur les marchés à terme, les positions nettes longues sur le Brent ont fortement rebondi, avec une hausse équivalente à 119 millions de barils, soit la troisième plus rapide jamais enregistrée (fig. 10). Ce mouvement traduit un retour à une position plus neutre de la part des investisseurs, après une période marquée par un fort pessimisme, reflétant l'incertitude quant à l'impact réel des sanctions américaines sur les exportations russes et à l'ampleur du surplus d'offre attendu pour l'année prochaine.
Les prévisions de Bloomberg du 31 octobre restent prudentes, anticipant un prix du Brent de 63 $/b au quatrième trimestre 2025, puis de 61,5 $/b (+ 0,5 $/b) au premier trimestre 2026. Le mois d'octobre s'achève sur une baisse mensuelle d'environ 5 % pour le Brent et le WTI, à 64,0 et 60,1 $/b en moyenne. Depuis le début de l'année, le Brent accuse un recul de 18 %, confirmant la tendance de fond d'un marché surabondant, mais vulnérable aux soubresauts géopolitiques et aux fluctuations de la demande.

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  327 Ko)
 


27 octobre 2025

Les sanctions américaines contre la Russie secouent le marché : le Brent repart à la hausse

La semaine dernière, les prix du pétrole ont fortement rebondi, effaçant en seulement deux jours les baisses accumulées au cours des trois semaines précédentes, liées aux craintes d’une surproduction record. Ce revirement s’explique principalement par le durcissement des sanctions américaines contre la Russie, ciblant les géants pétroliers Rosneft et Lukoil. L’annonce a provoqué une hausse immédiate des prix du brut : le Brent a gagné 5,4 % à 66 $/b et le WTI 5,6 % à 61,8 $/b, enregistrant ainsi leur plus forte hausse quotidienne depuis juin. Cependant les traders restent prudents, l’efficacité des sanctions à long terme est incertaine, leur impact dépendant de la réaction des principaux acheteurs, notamment la Chine et l’Inde, ainsi que de la capacité de l’OPEP+ à ajuster sa production pour compenser d’éventuelles baisses de l’offre russe. Ces interrogations ont conduit à un léger recul des prix à la clôture vendredi dernier.
Sur les marchés à terme, l'annonce des sanctions a entraîné un renversement de la structure des prix, avec un retour à une backwardation marquée, signe d'un marché à nouveau sous tension à court terme. Sur la semaine, le Brent pour livraison en décembre a progressé de 2,2 % pour atteindre 63,4 $/b, tandis que le WTI a gagné 2,0 % pour s'établir à 59,4 $/b. La forte baisse de l'écart de prix entre le Brent et le Dubai depuis l'annonce des sanctions (fig. 12) montre également que certains acheteurs recherchent activement des grades de pétrole brut alternatifs, notamment au Moyen-Orient.
Les prévisions de Bloomberg du 24 octobre demeurent prudentes, anticipant un Brent à 63 $/b au quatrième trimestre 2025, puis à 61 $/b au premier trimestre 2026. Dans ce contexte, la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping, prévue cette semaine, est cruciale, tant pour les accords commerciaux susceptibles de relancer la croissance économique mondiale que pour évaluer la position de la Chine face aux sanctions américaines contre la Russie.

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  345 Ko)
 


20 octobre 2025

Le Brent en repli, l’AIE anticipe un surplus pétrolier sans précédent en 2026

Tableau : prix Brent ICE, Spot et WTI Nymex

Pour la troisième semaine consécutive, les prix du pétrole ont reculé, atteignant leur niveau le plus bas depuis cinq mois. Ce repli s’explique principalement par la publication du rapport mensuel de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui anticipe une surproduction record de 4 Mb/j en 2026. Les tensions commerciales entre Washington et Pékin alimentent également la pression baissière sur les prix du pétrole en ravivant les craintes d'un ralentissement économique mondial, même si les deux pays ont exprimé leur volonté de relancer rapidement leurs discussions. Enfin, la détente géopolitique liée au cessez-le-feu dans la bande de Gaza a également contribué à réduire la prime de risque intégrée aux prix du brut. Dans ce contexte, les exportations russes de pétrole demeurent aujourd’hui le principal facteur de soutien des cours du brut. En fin de semaine, une déclaration du président Trump selon laquelle l'Inde aurait accepté de cesser ses achats de pétrole russe a brièvement fait rebondir les cours du Brent (fig. 1 et 2). Si cette information se confirmait, New Delhi devrait se tourner vers d'autres fournisseurs, ce qui resserrerait l'offre de brut non russe. Toutefois, les autorités indiennes n'ont pas confirmé cette annonce pour l'instant.

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  340 Ko)
 


13 octobre 2025

Le Brent en forte baisse avec le retour des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis

Les cours du pétrole ont nettement reculé la semaine dernière, effaçant les gains enregistrés en début de période, sur fond d’incertitudes économiques et de regain de tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis. Après un rebond initial, porté par la décision de l'Opep+ de contenir l'augmentation de production à 137 kb/j pour novembre, le Brent a atteint un pic temporaire proche de 67 $/b mercredi. Mais la tendance s'est rapidement inversée en fin de semaine. L’annonce par Pékin de nouvelles restrictions sur les exportations de terres rares, suivie des menaces de Donald Trump d'imposer des droits de douane de 100 % sur les produits chinois, a provoqué une vague de ventes sur l'ensemble des marchés des matières premières. Parallèlement, l'augmentation des stocks pétroliers aux États-Unis, la publication du rapport mensuel de l'EIA qui anticipe un excédent structurel de l'offre jusqu'en 2026, ainsi que la baisse des importations chinoises de brut, ont renforcé la pression à la baisse sur les cours.
En moyenne hebdomadaire, le Brent pour livraison en décembre a perdu 0,8 $/b (- 1,2 %), pour s'établir à 65,0 $/b, tandis que le WTI a perdu 0,5 $/b (-0,8 %), pour atteindre 61,3 $/b (fig. 2). Selon le consensus Bloomberg du 10 octobre, le prix du Brent devrait rester stable à 63 $/b au quatrième trimestre 2023 (voir la figure 3) et à 61 $/b au premier trimestre 2026.

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  332 Ko)
 


06 octobre 2025

Le Brent en forte baisse avant la réunion de l’OPEP+

Les prix du brut ont fortement chuté la semaine dernière, les acteurs du marché ayant anticipé la décision de l’OPEP+ de ce week-end d’augmenter sa production pour le mois de novembre, ravivant ainsi les craintes d’un excédent d’offre dès l’année prochaine (fig. 1 et 2). Plusieurs facteurs ont accentué ce mouvement baissier : la reprise des exportations de brut via la Turquie après deux ans et demi d’interruption, la fermeture partielle des administrations fédérales américaines sur fond d’impasse budgétaire, ainsi que la publication de données révélant une progression des stocks de pétrole et d’essence aux États-Unis plus marquée qu’attendu. À cela se sont ajoutées des informations de presse faisant état de cargaisons de brut en provenance du Moyen-Orient, notamment des Émirats arabes unis et du Qatar, restées sans acquéreurs, un signal perçu comme le premier indice tangible d’un excédent d’offre.
Dans ce contexte, certains analystes estiment que la décision de l’OPEP+, conjuguée aux prévisions de l’AIE anticipant un excédent d’offre de 3,3 Mb/j en 2026, pourrait ramener le Brent à 50 $/b dès l’an prochain. Toutefois, les marchés à terme dessinent actuellement une trajectoire différente : les contrats à 12 et 24 mois se négocient actuellement autour de 64 $/b, soit des niveaux proches des cours actuels.
En moyenne hebdomadaire, le Brent pour livraison en novembre a perdu 2,8 $/b (-4,1 %), pour s'établir à 65,8 $/b, tandis que le WTI a perdu 2,6 $/b (-2,6 %), pour atteindre 61,8 $/b (fig. 2). Le consensus Bloomberg du 3 octobre, pour le prix du Brent est stable à 63 $/b au quatrième trimestre (fig. 3) et 61 $/b au premier trimestre 2026.

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  324 Ko)
 


29 septembre 2025

Le Brent dépasse les 70 $/b avec l’intensification des tensions entre la Russie, l’Ukraine et l’OTAN et une production OPEP+ inférieure aux attentes

La montée des risques géopolitiques, les inquiétudes renouvelées concernant l'approvisionnement russe dues aux attaques de drones ukrainiens sur les infrastructures pétrolières et l'excès de positions spéculatives à la baisse ont déclenché la semaine dernière la plus forte hausse hebdomadaire des prix du pétrole depuis la guerre entre l'Iran et Israël en juin. Sur la semaine, les prix ont augmenté de plus de 3 $/b et le Brent a franchi pour la première fois depuis juillet le seuil des 70 $/b (fig. 1&2). Les données sur les positions de marché ont confirmé que les spéculateurs étaient vendeurs nets de pétrole jusqu’à mardi dernier et que les positions nettes restaient fortement orientées à la baisse, ce qui explique en réaction la hausse du prix du brut avec l’intensification des tensions entre la Russie, l’Ukraine et l’OTAN. En moyenne hebdomadaire, le Brent pour livraison en novembre a gagné 1 $/b (+ 1,5 %), pour s'établir à 68,6 $/b, tandis que le WTI a gagné 0,7 $/b (+ 1,1 %), pour atteindre 64,4 $/b (fig. 2). Le consensus Bloomberg du 26 septembre, pour le prix du Brent est stable à 66 $/b au troisième trimestre et 63 $/b au quatrième trimestre (fig. 3).

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  315 Ko)
 


22 septembre 2025

Le Brent en hausse à 67,6 $/b dans un contexte de tensions géopolitiques et de nouvelles sanctions européennes contre la Russie

Le marché pétrolier continue d’évoluer dans un contexte de tensions géopolitiques persistantes et la perspective de nouvelles sanctions européennes contre la Russie. Les attaques ukrainiennes contre les infrastructures énergétiques russes en début de semaine dernière ont mis hors service plus de 6 % de la capacité de raffinage du pays et perturbé les opérations au terminal stratégique de Primorsk, limitant potentiellement les exportations et créant ainsi un prix plancher pour le brut. Parallèlement, la Réserve fédérale américaine a abaissé son taux directeur de 25 points de base et annoncé qu’elle envisageait un assouplissement progressif d’ici la fin de l’année. Cette orientation pourrait, à terme, soutenir la demande énergétique, même si les indicateurs conjoncturels américains, en particulier dans l’emploi et l’immobilier, continuent de signaler un ralentissement de l’activité économique. Du côté de l’offre, la reprise des flux kazakhs via l’oléoduc BTC et la levée des restrictions sur les terminaux nigérians ont contribué à rééquilibrer le marché mondial.
Vendredi, comme prévu, la Commission européenne a présenté son 19ᵉ paquet de sanctions contre la Russie. Ce nouveau train de mesures prévoit des pénalités pour les négociants, les raffineries et les entreprises pétrochimiques de pays tiers, y compris la Chine, qui enfreindraient les règles existantes sur les importations d'énergie russe.
La proposition inclut également l'inscription de 118 navires appartenant à la « flotte fantôme » russe sur la liste des navires sanctionnés. Par ailleurs, l'Union européenne envisage d'avancer d'un an l'interdiction des importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe, avec une mise en application qui pourrait être fixée au 1er janvier 2027. L’administration américaine a publiquement soutenu ces initiatives. Donald Trump a appelé l’UE à instaurer de lourds droits de douane visant les principaux acheteurs de pétrole russe, comme la Chine et l’Inde, et à accélérer sa sortie de la dépendance énergétique vis-à-vis de Moscou.
En moyenne hebdomadaire, le Brent pour livraison en novembre a gagné 0,9 $/b (+ 1,4 %), pour s'établir à 67,6 $/b, tandis que le WTI a gagné 0,9 $/b (+ 1,4 %), pour atteindre 63,6 $/b (fig. 2). Selon le consensus Bloomberg du 19 septembre, le prix du Brent devrait baisser de 0,9 $/b au troisième trimestre pour s'établir à 66 $/b, puis rester stable à 63 $/b au quatrième trimestre (fig. 3).

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  451 Ko)
 


15 septembre 2025

Le prix du brut fléchit avec la perspective d’un excédent d’offre massif selon l’AIE, mais reste soutenu par un contexte géopolitique tendu et les achats de la Chine. Le Brent à 67 $/b

La semaine dernière, le marché pétrolier a été pris en étau entre deux forces opposées : d'une part, de nouvelles sanctions contre la Russie et l'Iran font peser un risque de baisse de l'offre ; d'autre part, la hausse de la production du groupe OPEP+ et la perspective de stocks de pétrole de plus en plus importants pèsent sur les prix (fig. 1 & 2).
En début de semaine, les prix du brut ont progressé de près de 2 %, soutenus par la montée des risques géopolitiques.
La frappe israélienne au Qatar, l'intrusion de drones russes en Pologne, l'attaque ukrainienne sur Primorsk, principal terminal russe de chargement de pétrole sur la mer Baltique, et le renforcement de la pression américaine en faveur de sanctions plus strictes contre les acheteurs de pétrole russe ont fortement augmenté la prime de risque géopolitique et ravivé les craintes de perturbations de l'approvisionnement pétrolier.
Cette tendance haussière s'est toutefois rapidement inversée avec la publication des dernières prévisions de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) et de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Ces organismes ont en effet confirmé et amplifié l'excédent d'offre conséquent pour les prochains trimestres qu'ils annoncent depuis quelques mois, ce qui a provoqué une chute significative des prix. Dans ce contexte, les fonds spéculatifs ont réduit leurs positions haussières sur le pétrole, notamment sur le WTI, qui ont atteint leur niveau le plus bas jamais enregistré.
En moyenne hebdomadaire, le Brent pour livraison en novembre a perdu 0,8 $/b (-1,1 %) pour s’établir à 66,7 $/b, tandis que le WTI a perdu 1,0 $/b (-1,6 %), à 62,7 $/b (Fig. 2). Le consensus Bloomberg du 12 septembre est stable avec pour le troisième trimestre, un Brent attendu à 67 $/b, et en baisse de 1 $/b à 63 $/b au quatrième trimestre (Fig. 3).

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  320 Ko)
 


8 septembre 2025

L’OPEP+ annonce une nouvelle hausse de sa production pour octobre. Le Brent en baisse à 66 $/b

Après un début de semaine relativement stable, le Brent a enregistré une forte baisse en fin de semaine, pour clôturer à 65,5 $/baril, soit son plus bas niveau depuis deux mois (voir les figures 1 et 2). Plusieurs facteurs ont contribué à ce repli. Du côté de l'offre, alors que le consensus anticipait que l'OPEP+ maintiendrait ses niveaux de production inchangés lors de la réunion de ce week-end, plusieurs déclarations dans la presse ont finalement convaincu les investisseurs qu'une nouvelle augmentation de la production serait adoptée, renforçant les anticipations d'un marché excédentaire. Du côté de la demande, les indicateurs macroéconomiques américains ont accentué la pression baissière : les créations d'emplois n'ont atteint que 22 000 en août, alors que 75 000 étaient attendues. Parallèlement, les stocks de pétrole ont progressé, à contre-courant des attentes.
Seules les incertitudes géopolitiques continuent de soutenir partiellement les prix. Donald Trump a exhorté l’Europe à cesser ses achats de brut russe, et plaidé pour de nouvelles sanctions économiques. Néanmoins, la rencontre entre Vladimir Poutine, Xi Jinping et Narendra Modi au sommet de Tianjin la semaine dernière a confirmé que Moscou pouvait toujours compter sur ses principaux partenaires commerciaux, la Chine et l’Inde, pour écouler son pétrole, limitant ainsi l’impact potentiel des sanctions occidentales.
En moyenne hebdomadaire, le Brent pour livraison en octobre a perdu 0,7 $/b (-1,0 %) pour s’établir à 67,5 $/b, tandis que le WTI a perdu 0,4 $/b (-0,7 %), à 63,7 $/b (Fig. 2). Le consensus Bloomberg du 4 septembre est stable avec pour le troisième trimestre, un Brent attendu à 67 $/b, et 64 $/b au quatrième trimestre (Fig. 3).

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  323 Ko)
 


1er septembre 2025

Le Brent en hausse à 68 $/b avec la fin de la saisonnalité de la demande et la montée en puissance de l’offre de l’OPEP+

Les cours du pétrole brut ont progressé pour la deuxième semaine consécutive, mais le sentiment général reste orienté à la baisse (Fig. 1 & 2). La fin de la saison estivale de conduite aux États-Unis, période traditionnelle de pic de consommation, ainsi que la réunion de l’OPEP+ prévue le 7 septembre, au cours de laquelle une nouvelle hausse de la production devrait être confirmée, accentuent les pressions baissières. Le contexte macroéconomique incite également à la prudence : le relèvement des droits de douane par l'administration Trump ravive les craintes d'un ralentissement de la croissance mondiale et de la demande de pétrole. Dans ce contexte, les fonds spéculatifs ont fortement réduit leur exposition haussière au pétrole américain, les positions longues nettes tombant à leur plus bas niveau depuis près de 18 ans, avec seulement 24 225 contrats nets à l’achat au 26 août, selon la CFTC. À l’international, en revanche, la tendance est inverse : les positions longues sur le Brent ont progressé, atteignant leur plus haut niveau depuis trois semaines, d’après ICE Futures Europe (Fig. 10). 
En moyenne hebdomadaire, le Brent pour livraison en octobre a gagné 1,2 $/b (+1,8 %) pour s’établir à 68,2 $/b, tandis que le WTI a augmenté de 0,9 $/b (-0,1 %), à 64,2 $/B (Fig. 2). Le consensus Bloomberg du 29 août est stable avec pour le troisième trimestre, un Brent attendu à 67 $/b, et 64 $/b au quatrième trimestre (Fig. 3). 
Depuis le début de l'année, le Brent a baissé de plus de 15 % pour atteindre 70,2 $/b, par rapport à la moyenne de 2024 sur la même période. En euros, la baisse est encore plus marquée, avec un recul de 17 %, en raison de la baisse du dollar. Cette baisse du prix du brut se répercute sur le prix des carburants à la pompe, qui ont baissé en moyenne de 6 % pour l’essence et le gazole sur les 8 premiers mois de l’année en Europe (Fig. 11).

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  312 Ko)
 


25 août 2025

Le Brent en hausse à 69 $/b entre espoirs de soutien monétaire et tensions géopolitiques

Après deux semaines de repli, les prix du Brent ont repris leur progression la semaine dernière, approchant les 68 $/b, leur plus haut niveau depuis quinze jours. Cette progression reste limitée, mais elle marque un léger changement de tendance. Elle s'explique en partie par la forte baisse des stocks américains de brut, qui ont reculé de 6 millions de barils la semaine dernière, soit bien plus que prévu par le marché. Parallèlement, les investisseurs ont anticipé la décision de la Réserve fédérale américaine, dont le président, Jerome Powell, a évoqué la possibilité d'une baisse des taux dès septembre lors de la conférence de Jackson Hole vendredi dernier. Une telle décision pourrait stimuler l'activité économique et, par conséquent, soutenir la demande de pétrole.
Le marché pétrolier a aussi été marqué par l’absence de progrès dans le conflit entre la Russie et l’Ukraine, alors que
certains espéraient un début d’apaisement après les discussions menées en Alaska et aux États-Unis. En réaction aux offensives russes sur son territoire, l’Ukraine a intensifié ses frappes de drones contre des infrastructures pétrolières en Russie. Cette stratégie a entraîné une forte hausse des prix de l’essence en Russie et perturbé, temporairement, les livraisons de pétrole vers la Hongrie via le pipeline Druzhba.
En moyenne hebdomadaire, le Brent pour livraison en octobre a gagné 0,7 $/b (+1,1 %) pour s’établir à 66,9 $/b, tandis que le WTI a légèrement reculé de 0,1 $/b (-0,1 %), à 63,2 $/B (Fig. 2). Selon le consensus Bloomberg du 22 août, les prévisions restent haussières pour le troisième trimestre, avec un Brent attendu à 67 $/b, mais s’orientent à la baisse au quatrième trimestre, autour de 64 $/b (Fig. 3).

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  379 Ko)
 


21 juillet 2025

Le Brent en légère baisse à 69 $/b sans orientation précise. Les tensions sur le marché du gazole s'intensifient après les nouvelles sanctions européennes contre la Russie.

Ces derniers jours, les prix du pétrole sont restés globalement stables, sans orientation précise. Le marché attend d'éventuels changements majeurs concernant les sanctions contre la Russie et la politique tarifaire des
États-Unis. L’échéance de 50 jours fixée par les États-Unis à la Russie semble encore lointaine, d'autant que beaucoup d'observateurs anticipent une application atténuée de cette mesure par le président Trump.
En moyenne hebdomadaire, le Brent pour livraison en septembre a baissé de 0,7 $/b (-1,0 %) pour atteindre 69,1 $/b, tandis que le WTI a perdu 1,0 $/b (-1,4 %) pour atteindre 67,0 $/b (Fig. 2). Le consensus Bloomberg du 18 juillet est orienté à la hausse, avec une prévision de 67 $/b pour le Brent au troisième trimestre (+ 1,0 $/b) et de 65 $/b pour le quatrième trimestre (Fig. 3).
Après un mois de juin marqué par une forte volatilité, les prix du pétrole se stabilisent désormais dans une fourchette étroite. Le Brent oscille autour de 70 $/b, soutenu par une demande saisonnière élevée. Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), l'activité de raffinage devrait fortement accélérer entre mai et août, tandis que la demande de brut pour la production d'électricité pourrait atteindre 0,9 Mb/j durant cette période. Cette vigueur de la demande, combinée à des niveaux de stocks faibles dans certaines régions, contribue à soutenir les prix. Toutefois, à l'approche de l'automne, les perspectives deviennent plus incertaines. La courbe des prix à terme laisse entrevoir une pression baissière à mesure que l'offre de l'Opep+ augmente, tandis que la demande ralentit progressivement. Par ailleurs, l'incertitude liée à l'application de nouvelles sanctions, de droits de douane et aux tensions géopolitiques, notamment autour de la Russie, continue de peser sur le marché. Ces facteurs pourraient maintenir une certaine volatilité, même en cas de baisse des prix.

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  883 Ko)
 


15 juillet 2025

Le Brent remonte à 70 $/b, soutenu par des signaux de resserrement de l’offre à court terme

Après un repli en milieu de semaine, lié aux annonces sur les nouveaux tarifs douaniers américains, les prix du pétrole ont rebondi de plus de 2,5 % vendredi, soutenus par des signes de resserrement de l'offre à court terme et par la montée des tensions géopolitiques, notamment en mer Rouge, où les attaques des Houthis contre des navires ont repris. Le Brent a terminé la semaine à 70,4 $/b (Fig. 1), tandis que le WTI a terminé à 68,5 dollars le baril, en hausse de 1,9 dollar le baril (+ 2,8 %). En moyenne hebdomadaire, le Brent pour livraison en septembre a progressé de 1,6 $/b (+ 2,3 %) pour atteindre 69,8 $/b, tandis que le WTI a gagné 1,7 $/b (+ 2,5 %) pour atteindre 67,9 $/b (Fig. 2). Le consensus Bloomberg du 11 juillet est orienté à la baisse, avec une prévision de 66 $/b pour le Brent au troisième trimestre (en recul de 1,2 $/b) et de 65 $/b pour le quatrième trimestre (Fig. 3).
Malgré la hausse de la production de l’OPEP+ et une demande toujours atone, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime dans son dernier rapport que le marché pétrolier pourrait être plus tendu qu’il n’y paraît, en raison de l'intensification des activités des raffineries durant l’été, associée à une hausse de la demande en électricité qui contribue à resserrer l’offre à court terme. Cette tension se reflète dans la structure actuelle des contrats à terme, marquée par une forte backwardation sur les premières échéances. Par ailleurs, selon plusieurs sources, l’Arabie saoudite prévoit d'expédier plus de 51 millions de barils vers la Chine en août, ce qui constituerait son plus haut niveau d'exportation depuis plus de deux ans, confirmant ainsi la vigueur de la demande chinoise. Néanmoins, des inquiétudes persistent concernant l'équilibre du marché pétrolier à long terme. La reprise des tensions commerciales fragilise la confiance des marchés, tandis que l’OPEP+ poursuit la levée progressive de ses coupes volontaires. Parallèlement, les États-Unis préparent un nouveau train de sanctions à grande échelle contre la Russie, tandis que l'Union européenne finalise un mécanisme de plafonnement flottant du prix du pétrole russe.

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  298 Ko)
 


07 juillet 2025

Le Brent en baisse à 68 $/b avant la réunion de l’OPEP+ et la reprise des tensions commerciales avec les États-Unis

Les prix du pétrole ont terminé la semaine dernière en légère baisse, pénalisés par les incertitudes entourant la politique tarifaire des États-Unis et par les anticipations d’une nouvelle augmentation de l’offre de l’OPEP+. À l’approche de la fin du moratoire américain sur l’imposition de nouveaux droits de douane, initialement fixée au 9 juillet, les craintes d’un regain des tensions commerciales continuent de peser sur les perspectives de croissance mondiale et, par conséquent, sur la demande en énergie. Cette tendance baissière a également été alimentée par les attentes liées à la réunion de l’OPEP+ qui s’est tenue ce week-end, avec en perspective une nouvelle hausse de la production. En arrière-plan, les tensions géopolitiques restent vives, bien qu’en partie apaisées. La décision de l’Iran de suspendre sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ainsi que l’annonce de nouvelles sanctions américaines, alimentent toujours une certaine nervosité sur les marchés pétroliers.
En moyenne hebdomadaire, le Brent pour livraison en août a baissé de 0,2 $/b (-0,2 %) pour s'établir à 68,2 $/b, tandis que le WTI a augmenté de 0,5 $/b (+0,8 %) pour atteindre 66,3 $/b (Fig. 2). Le consensus Bloomberg du 4 juillet prévoit une baisse du prix du Brent à 67,2 $/b pour le troisième trimestre (-0,25 $/b) et à 65 $/b pour le quatrième trimestre (Fig. 3).

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  302 Ko)
 


30 juin 2025

Forte correction des prix du pétrole après l’annonce du cessez-le-feu entre Israël et l’Iran. Le Brent à 68 $/b

Brent ICE / Brent Spot / WTI Nymex

L’annonce d’un cessez-le-feu entre Israël et l’Iran, mettant un terme à plus de douze jours de conflit, a rapidement apaisé les marchés. Les cours du pétrole, qui avaient grimpé jusqu’à près de 80 $/b à la suite du bombardement par les États-Unis des installations nucléaires iraniennes, ont aussitôt corrigé à la baisse, revenant à des niveaux proches de ceux d’avant la guerre (fig. 1). Parallèlement, la signature d’accords commerciaux entre les États-Unis, la Chine et plusieurs partenaires stratégiques, dont l’Inde et bientôt l’Europe a également contribué à détendre l’atmosphère économique. Les prix ont légèrement rebondi en fin de semaine, soutenus par la publication du rapport hebdomadaire de l’US Energy Information Administration (EIA), qui fait état d’une baisse marquée des stocks de brut aux États-Unis, ainsi que par le repli du dollar. Le marché se tourne désormais vers la saison estivale, dans l’attente de voir si la hausse saisonnière de la demande compensera l’accroissement de l’offre en provenance de l’OPEP+ et d’autres producteurs.
En moyenne hebdomadaire, le Brent pour livraison en août a chuté de 8,0 $/b (-10,5 %) pour s'établir à 68,4 $/b, tandis que le WTI a perdu 8,4 $/b (-11,4 %) pour atteindre 65,7 $/b (Fig. 2). Le consensus Bloomberg du 25 juin prévoit une légère hausse du prix du Brent à 67,4 $/b pour le troisième trimestre (+ 1,4 $/b) et à 65 $/b pour le quatrième trimestre (Fig. 3).

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  335 Ko)
 


23 juin 2025

Le Brent se stabilise autour de 77 $/b avant l’attaque américaine du week-end contre les installations nucléaires iraniennes

La semaine dernière, dans un climat marqué par de fortes tensions entre Israël et l’Iran, le marché pétrolier a connu une grande volatilité. Les contrats à terme sur le brut ont fluctué dans une fourchette de 8 dollars, oscillant entre 71 et 79 $/b. En fin de semaine, les prix ont toutefois reculé, à la suite des déclarations du président Donald Trump qui avait alors affirmé qu’aucune décision concernant une éventuelle intervention militaire contre l’Iran ne serait prise avant deux semaines (fig. 1 &2).
Malgré l’intensité des attaques, la hausse des prix du brut est restée contenue. Les infrastructures d’exportation de pétrole semblent globalement intactes, et aucun signe ne laisse penser que l’Iran envisage de perturber le trafic maritime dans le détroit d’Hormuz. Cependant, à mesure que la perspective d’un conflit prolongé se renforce, une « prime de risque géopolitique », estimée entre 5 et 10 $/b, commence à s’intégrer aux prix du brut.
Ce scénario a toutefois été profondément remis en cause par l’attaque surprise lancée par les États-Unis au cours du week-end. Cette action inattendue ravive les craintes d’une escalade militaire au Moyen-Orient, ce qui devrait entraîner une nouvelle poussée de tension sur les marchés pétroliers cette semaine (ce matin le Brent était en hausse de 2,1 % à 78 $/b).
En moyenne hebdomadaire, le Brent pour livraison en août a progressé de 7,0 $/b (+10,1 %), atteignant 76,5 $/b, tandis que le WTI a gagné 6,5 $/b (+9,5 %) pour s’établir à 74,4 $/b (voir la figure 2). Le consensus Bloomberg du 19 juin est en hausse : le Brent est désormais anticipé à 66,5 $/b au deuxième trimestre (+1 $/b), à 66 $/b au troisième trimestre (+1 $/b) et à 65 $/b au quatrième trimestre (Fig. 3). Notre estimation du prix d’équilibre du Brent, basée uniquement sur les fondamentaux du marché pétrolier, se situe autour de 67 $/b pour le second semestre de l’année. Sur les marchés à terme, la courbe des prix du Brent s’est davantage inscrite en backwardation : le contrat à court terme se négocie désormais avec une prime de 7 $/b par rapport aux échéances à un an, contre seulement 1,5 $/b deux semaines plus tôt. Parallèlement, les données sur les positions de marché indiquent un retour marqué des investisseurs spéculatifs, avec une hausse de 14 % des positions nettes longues sur le WTI et le Brent.

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  393 Ko)
 


16 juin 2025

Le Brent à 74 $/b porté par la guerre entre l’Iran et Israël

La semaine dernière, les cours du pétrole ont fortement progressé, avec une hausse de plus de 6 % pour le Brent, atteignant ainsi leur plus haut niveau depuis plus de deux mois. Vendredi matin, le Brent a brièvement franchi le seuil des 78 $/b, avant de redescendre autour de 74 $/b en clôture hebdomadaire. Cette tendance haussière s’est construite progressivement au fil de la semaine, portée par une détérioration rapide du contexte géopolitique au Moyen-Orient, après que le conseil de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a officiellement reconnu, pour la première fois en vingt ans, que l’Iran ne respectait pas ses engagements en matière de non-prolifération nucléaire. Dans ce contexte, les États-Unis ont ordonné mercredi l’évacuation du personnel non essentiel de leur ambassade à Bagdad, ainsi que des familles de militaires stationnés sur plusieurs bases du Golfe. L’escalade s’est accentuée vendredi avec une frappe israélienne visant des installations nucléaires iraniennes, à laquelle Téhéran a répondu par des tirs de représailles. Les frappes se sont poursuivies tout au long du week-end, touchant notamment des infrastructures énergétiques iraniennes, dont des installations liées au champ gazier de South Pars et plusieurs dépôts pétroliers. Si les dégâts semblent, pour l’heure, limités au système énergétique national de l’Iran, le ciblage direct d’actifs énergétiques marque une nouvelle étape dans le conflit. Cette évolution pourrait entraîner de fortes fluctuations des prix du brut à la reprise des échanges après le week-end.

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  342 Ko)
 


10 juin 2025

Le Brent à 65 $/b soutenu par la demande saisonnière en attendant la hausse effective de l’offre de l’OPEP

Les cours du pétrole brut ont légèrement progressé la semaine dernière en dépit des récentes déclarations de certains membres de l’Opep+ annonçant une augmentation de leur production pour le mois de juillet. Plusieurs facteurs ont contribué à soutenir les prix, notamment la reprise des négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine, ainsi que les incendies de forêt en Alberta (Canada), qui ont touché des zones proches des centres de production pétrolière.
Depuis la mi-avril, le Brent oscille autour de 65 $/b, soutenu par la hausse saisonnière de la demande, particulièrement marquée à l’approche de l’été aux États-Unis, en Europe et au Moyen-Orient. Cependant, cette tendance reste limitée par les attentes d’une prochaine hausse de l’offre, surtout de la part des pays de l’OPEP+, dont l’impact ne se fait pas encore pleinement sentir sur le marché.
En moyenne hebdomadaire, le Brent pour livraison en juillet a gagné 1 $/b (+1,6 %) pour atteindre 65,4 $/b, tandis que le WTI a progressé de 
2,2 $/b (+3,6 %) à 63,4 $/b (Fig. 2). Le consensus Bloomberg du 5 juin est revu à la baisse, avec un Brent attendu à 66,0 $/b au deuxième trimestre (-1 $/b), 65 $/b au troisième trimestre (-2 $/b) et 65 $/b au quatrième trimestre (-1 $/b) (Fig. 3).

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  342 Ko)
 


2 juin 2025

L’OPEP+ augmentera de nouveau sa production en juillet. Le Brent à 64 $/b

La semaine dernière, les prix du pétrole brut ont légèrement reculé, dans un contexte marqué par deux réunions importantes : celle de l’OPEP+ et celle des huit pays membres participant aux ajustements volontaires de production. Sans surprise, ce dernier groupe a confirmé ce week-end une nouvelle hausse de production de 411 kb/j à compter de juillet, une décision qui devrait accentuer l'excédent d'offre attendu pour 2025 et 2026 et renforcer ainsi la pression baissière sur les prix. À cela se sont ajoutées des tensions commerciales, notamment entre les États-Unis et la Chine, qui ont contribué à faire baisser davantage les cours du brut. Sur les marchés à terme, la structure en backwardation du Brent s’est légèrement renforcée, avec un différentiel de prix atteignant 1,1 $/b entre les deux premières échéances et 2,5 $/b à six mois. Cette tendance pourrait refléter l’anticipation d’une augmentation de l’offre à venir.
En moyenne hebdomadaire, le Brent pour livraison en juillet a baissé de 0,7 $/b (-1,0 %) à 64,4 $/b, tandis que le WTI a perdu 0,8 $/b (-1,3 %) pour atteindre 61,1 $/b (Fig. 2). Le consensus Bloomberg du 29 mai est stable avec un Brent à 67,0 $/b au T2 et T3 puis 66 $/b au T4 (Fig. 3).

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  296 Ko)
 


26 mai 2025

Sans direction claire, entre tensions géopolitiques et attentes de l’OPEP+, le Brent stable à 65 $/b

Les prix du pétrole brut ont évolué sans grande direction la semaine dernière, soutenus par des rachats de positions vendeuses sur les marchés à termes avant le long week-end du Memorial Day, qui marque le début de la saison estivale aux États-Unis et entraîne une augmentation de la demande en carburants. Sur le plan géopolitique, la reprise des discussions nucléaires entre Washington et Téhéran a également retenu l'attention des investisseurs, qui craignent un échec des négociations pouvant entraîner des tensions régionales, voire déboucher sur une confrontation
militaire — scénario évoqué en début de semaine dernière dans certains médias — et affecter les exportations de pétrole iranien. 
Les traders se concentrent désormais sur la réunion de l’OPEP+ prévue cette semaine. Le cartel devrait approuver une nouvelle hausse de la production de 411 kb/j pour le mois de juillet. Selon plusieurs sources, l’organisation envisagerait également de lever totalement sa réduction volontaire de 2,2 Mb/j d'ici octobre. Enfin, les tensions commerciales se sont intensifiées avec l'annonce par D. Trump d'une hausse des droits de douane de 50 % sur les importations européennes, suscitant de nouveau des inquiétudes quant au commerce mondial et à la demande en énergie.

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  312 Ko)
 


19 mai 2025

Apaisement des tensions économiques entre la Chine et les USA. Le Brent à 65 $/b

La semaine dernière, les cours du pétrole brut ont progressé, soutenus par l’annonce d’une trêve commerciale de trois mois entre les États-Unis et la Chine. Cet accord a ravivé les espoirs d’un apaisement des tensions économiques mondiales, entraînant une hausse significative des marchés boursiers (+5,3 % pour le S&P 500, +2,1 % pour l’Euro Stoxx 600, +0,8 % pour l’indice de Shanghai – Fig. 10) et un renforcement du dollar (+0,8 % de l’indice dollar, plus forte progression hebdomadaire depuis trois mois – Fig. 12).
Dans ce contexte économique plus favorable, les investisseurs ont augmenté sur les marchés à terme leurs positions spéculatives haussières sur le Brent (Fig. 11). Les positions nettes longues ont atteint 151 144 lots, un plus haut de cinq semaines selon ICE Futures Europe. Cette dynamique haussière a été renforcée par la révision à la hausse des prévisions de demande mondiale de pétrole par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), ainsi que par les tensions géopolitiques persistantes, notamment l’impasse des négociations entre la Russie et l’Ukraine, et les frappes israéliennes sur des cibles au Yémen et dans la bande de Gaza.

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  315 Ko)
 


12 mai 2025

Rebond du pétrole : entre espoirs commerciaux et tensions géopolitiques, le Brent finit la semaine à 64 $/b

Après la forte baisse des prix du brut début mai — le Brent étant brièvement passé sous les 60 $/b à la suite de l’annonce par huit pays de l’OPEP+ d’une hausse importante de leur production en juin — les cours se sont redressés la semaine dernière. Ils ont terminé la semaine sur une nette progression, enregistrant leur première hausse hebdomadaire depuis la mi-avril, soutenus par une amélioration du climat commercial international et un regain de tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Sur la semaine, le Brent et le WTI ont progressé de plus de 6 % pour terminer respectivement à 63,9 $/b et 61,0 $/b (cf. fig. 1).
Ce rebond s’explique en grande partie par l’annonce d’un accord entre Washington et Londres prévoyant notamment une réduction des droits de douane sur les exportations britanniques d’acier et de véhicules. Des signes d’ouverture de la part des États-Unis envers la Chine ont également soutenu le marché : le président américain a évoqué la possibilité de ramener les droits de douane actuellement fixés à 145 % sur certains produits chinois à 80 %, nourrissant l’espoir d’un apaisement des tensions commerciales sino-américaines. Par ailleurs, les exportations chinoises du mois d’avril, supérieures aux attentes, ont contribué à apaiser les tensions à l’approche des discussions diplomatiques prévues en Suisse entre les deux pays.

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  272 Ko)
 


5 mai 2025

Le Brent sous forte pression baissière à 63 $/b

Le prix du pétrole est à nouveau sous pression baissière, avec un baril de Brent qui est temporairement passé sous la barre des 60 $ la semaine dernière. Le marché ne croit plus à un règlement rapide du différend commercial entre les États-Unis et la Chine, ravivant ainsi les inquiétudes concernant la demande de pétrole mondiale. La publication des indices PMI de la Chine a d'ailleurs confirmé ce sentiment. La semaine dernière, les marchés attendaient également la décision stratégique des huit pays membres de l’OPEP+ concernant les ajustements volontaires de production. D’après plusieurs sources, ces pays devaient valider une nouvelle hausse de leur production pour le mois de juin — la troisième consécutive — qui pourrait atteindre 411 kb/j, comme en mai.

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  320 Ko)
 


28 avril 2025

Le Brent remonte à 67 $/b en attendant la prochaine réunion des principaux membres de l’OPEP+

Le prix du Brent a dépassé les 68 $/b la semaine dernière, atteignant son niveau le plus élevé depuis l'annonce des mesures tarifaires américaines du 2 avril 2025. Cette progression s'explique par la détente relative actuelle des tensions commerciales entre les États-Unis et leurs principaux partenaires, notamment la Chine, ainsi que par le durcissement des sanctions américaines visant le secteur pétrolier iranien et ses acheteurs. Dans ce contexte, le prompt spread du Brent (écart de prix entre les deux premières échéances du contrat à terme), s’est renforcé et se situe actuellement en backwardation proche de 1 $/b, reflétant des tensions sur l’offre à court terme et des stocks faibles (Fig. 10).

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  255 Ko)
 


22 avril 2025

Le Brent remonte avec la trêve tarifaire à 66 $/b

Après la forte correction enregistrée à la mi-avril, les prix du brut ont rebondi la semaine dernière. Cette reprise a été largement portée par l’annonce de l’administration Trump d’une suspension temporaire, pour une durée de 90 jours, des droits de douane sur une grande partie des importations en provenance des principaux partenaires commerciaux des États-Unis. Ce geste a été interprété comme un signe d’apaisement, ravivant l’espoir de négociations pouvant aboutir à des accords commerciaux moins défavorables pour l’économie mondiale. 
Les cours ont également été soutenus par l’instauration de nouvelles sanctions américaines à l’encontre de la raffinerie chinoise Shandong Shengxing Chemical Co. Cette mesure s’inscrit dans une stratégie plus large de Washington visant à restreindre les exportations de pétrole iranien, et à accroître ainsi la pression sur Téhéran dans le cadre des discussions en cours sur le nucléaire.

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  271 Ko)
 


14 avril 2025

Un prix du brut pris en étau entre une guerre commerciale aux conséquences mondiales et une augmentation de l’offre. Le Brent chute fortement à 64 $/b

Les prix du pétrole ont poursuivi leur chute en début de semaine dernière, atteignant leurs niveaux les plus bas depuis avril 2021, à 62,8 $/b pour le Brent et 59,6 $/b pour le WTI. Un rebond de plus de 4 % est toutefois intervenu en milieu de semaine, à la suite de l’annonce par Donald Trump d’une suspension de 90 jours des nouveaux tarifs pour la plupart des partenaires commerciaux — à l’exception notable de la Chine, ciblée par une hausse tarifaire à 125 %. Malgré ce sursaut, les inquiétudes liées à une possible récession mondiale, à l’augmentation des stocks américains et de la production de l’OPEP+ ont rapidement tempéré l’optimisme des marchés. En fin de semaine, les cours sont repartis à la hausse, soutenus par les perspectives d’un durcissement des sanctions américaines à l’encontre du pétrole iranien ce qui pourraient entraîner une réduction significative de l’offre mondiale (fig. 1 & 2).

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  288 Ko)
 


7 avril 2025

Lost in tarification : le Brent chute de 13% sur la semaine à moins de 66 $/b

Les prix du pétrole ont fortement chuté la semaine dernière, en réaction à deux annonces majeures qui ont secoué les marchés (Fig. 1&2). D’un côté, mercredi, le président américain Donald Trump a dévoilé d’importants droits de douane supplémentaires visant l’ensemble des partenaires commerciaux des États-Unis. Bien que les importations de pétrole, de gaz et de produits raffinés soient exclues de ces mesures, les investisseurs craignent qu’une escalade vers une guerre commerciale mondiale ne freine la croissance économique et, par conséquent, la demande de pétrole. De l’autre côté, dès le lendemain, l’OPEP+ a de nouveau surpris les analystes en décidant d’augmenter plus rapidement que prévu sa production de pétrole, avec un ajout de 411 kb/j dès le mois de mai, contre 135 kb/j initialement prévus. En réaction à ces annonces, les prix du Brent et du WTI ont enregistré leur plus forte baisse depuis 2022, le prix du Brent chutant de plus de 13 % en deux jours pour clôturer la semaine à 65,6 $/b. Ce matin, sur le marché de Londres, le Brent poursuivait sa chute, perdant encore plus de 2 $/b pour s’établir à 63,4 $/b, son niveau le plus bas depuis quatre ans.

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  284 Ko)
 


31 mars 2025

Le Brent remonte dans un contexte géopolitique tendu

Après être passé sous le seuil des 70 $/b en début de mois, en raison des incertitudes entourant la politique tarifaire des États-Unis, le prix du Brent a enregistré un rebond la semaine dernière pour s’établir à environ 74 $/b (Fig. 1 & 2). Cette reprise s’explique principalement par le durcissement des sanctions américaines à l’encontre du pétrole vénézuélien et par une baisse des stocks de pétrole américains. Par ailleurs, l’entrée en vigueur des droits de douane réciproques à compter du 2 avril, conjuguée à la volonté des États-Unis d’éliminer totalement les exportations pétrolières iraniennes, accroît l’incertitude sur l’évolution des marchés pétroliers et renforce ainsi la volatilité des cours du brut (Fig. 12).
En moyenne hebdomadaire, le Brent pour livraison en mai a progressé de 2,2 $/b (+3,1 %) pour atteindre 73,5 $/b, tandis que le WTI a grimpé de 1,8 $/b (+2,6 %) à 69,4 $/b. Le consensus Bloomberg maintient ses prévisions pour le Brent à 73,0 $/b au deuxième et troisième trimestre, et à 71,9 $/b au quatrième (Fig. 3).

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  293 Ko)
 


24 mars 2025

Le Brent remonte dans un contexte géopolitique tendu

tableau des cours : Brent ICE / Spot & WTI NymexAprès trois semaines consécutives de baisse, les prix du pétrole brut ont légèrement rebondi la semaine dernière, dans un contexte géopolitique tendu marqué par la reprise des opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza, les frappes américaines contre les rebelles Houthis au Yémen et l'annonce de nouvelles sanctions américaines visant l'Iran et une raffinerie indépendante chinoise pour ses achats de brut iranien. Parallèlement, cette hausse a été soutenue par des indicateurs économiques chinois meilleurs que prévu et par un message rassurant de la Réserve fédérale américaine, qui a maintenu son taux directeur entre 4,25 % et 4,5 %, conformément aux attentes du marché. Ces facteurs ont, pour l’instant, atténué les incertitudes entourant les réformes de l’administration Trump.
En moyenne hebdomadaire, le Brent pour livraison en mai a gagné 1,3 $/b (+1,8 %), s’établissant à 71,3 $/b, tandis que le WTI a clôturé à 67,6 $/b, en hausse de 0,9 $/b (+1,3%). Le consensus Bloomberg pour le prix du Brent cette année est en baisse de 1 $/b à 73,0 $/b au deuxième et troisième trimestre et à 71,5 $/b au quatrième (Fig. 3).

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  290 Ko)
 


17 mars 2025

Le Brent en baisse dans un contexte de repli général des marchés financiers

Les prix du pétrole ont légèrement reculé la semaine dernière, dans un contexte de repli général des marchés financiers, qui ont perdu en moyenne près de 2 % (indice MSCI Monde – Fig. 10). Les inquiétudes concernant les tensions commerciales, le risque de récession aux États-Unis et l'incertitude autour de la proposition américaine de cessez-le-feu entre la Russie et l'Ukraine ont fortement affecté le moral des investisseurs. En moyenne hebdomadaire, le Brent pour livraison en mai a cédé 0,3 $/b (-0,4 %), s’établissant à 70,1 $/b, tandis que le WTI a clôturé à 66,7 $/b. Selon le consensus Bloomberg, le Brent devrait atteindre 74,0 $/b (-0,5 $/b) au deuxième trimestre, se maintenir à 74 $/b au troisième, avant de refluer à 72 $/b au quatrième (Fig. 3).
Sur le marché pétrolier, les perspectives restent contrastées, à l’image des divergences entre l’AIE et l’EIA sur l’évolution de la balance pétrolière mondiale, mises en évidence dans leurs publications de la semaine dernière. La menace d’un ralentissement de la demande, combinée à une augmentation de l’offre de l’OPEP+ le mois prochain, pèse néanmoins sur les prix, réduisant les perspectives d’un rebond durable. Dans ce contexte, le brut devrait continuer d’évoluer dans une fourchette basse, autour de 70-75 $/b.

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  309 Ko)
 


10 mars 2025

Le Brent en forte baisse après l’annonce de l’OPEP d’augmenter sa production

La semaine dernière, la décision de l'OPEP d’augmenter sa production à partir du mois prochain, dans un contexte économique morose marqué par des politiques tarifaires américaines incertaines et une offre mondiale en hausse, a lourdement pesé sur les prix du pétrole. Le Brent est ainsi tombé temporairement à 68,4 $/b en milieu de semaine, son plus bas niveau depuis 2021 (Fig. 1 & 2). En moyenne hebdomadaire, le contrat à terme du Brent pour le mois de mai a perdu 3,2 $/b (-4,3 %), s’établissant à 70,4 $/b, tandis que le WTI a clôturé à 67,3 $/b.
L’annonce de l’OPEP et la chute des prix du brut ont ravivé la volatilité sur les marchés, comme en témoigne l'indice VIX, qui a atteint son plus haut niveau de l’année, signe d’un climat tendu (Fig. 12). Les fonds spéculatifs ont réduit leurs positions longues sur le WTI de 2 266 contrats, pour atteindre 172 576, un niveau proche des plus bas enregistrés depuis 2010. Les positions longues sur le Brent ont également chuté de 41 583 contrats, marquant la plus forte baisse en volume depuis juillet, selon les données d'ICE Futures Europe (Fig. 11).

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  293 Ko)
 


3 mars 2025

Le Brent en baisse sous la pression des incertitudes économiques et de l'augmentation potentielle de l'offre

Après 3 semaines de relative stabilité autour de 75 $/b, les prix du pétrole brut ont significativement baissé la semaine dernière. En moyenne hebdomadaire, le contrat à terme du Brent pour le mois de mai a perdu 2,1 $/b (-2,8%) à 73,5 $/b, tout comme le WTI qui a terminé sous les 70 $/b à 69,7 $/b pour la première fois depuis le début de l’année (Fig. 1 & 2).
Les prix du pétrole subissent une pression baissière en raison d'indicateurs économiques moroses aux États-Unis et en Europe, d'incertitudes concernant l'évolution de la demande et des attentes d'une hausse de l'offre mondiale. Cette dernière est notamment portée par la reprise des exportations de pétrole du Kurdistan irakien, ainsi que par l'annonce d'une augmentation de la production au Kazakhstan et, potentiellement, en Russie, sous réserve d'un accord de cessez-le-feu. Toutefois, ces pays étant soumis aux quotas de l’OPEP+, leur marge de manoeuvre pour accroître leur production reste très limitée, voire inexistante, car ils produisent déjà au-delà de leurs objectifs.

Picto PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  315 Ko)
 


24 février 2025

Le Brent reste stable dans un marché toujours en manque de direction

Les prix du Brent oscillent toujours autour de 75 $/b, dans un marché sans direction claire, suspendu aux décisions de l’administration américaine susceptibles d’influencer les cours du pétrole. En début de semaine, les prix du brut ont grimpé de plus de 2 %, portés par des craintes de rupture d’approvisionnement après une attaque de drone ukrainien visant une station de pompage d’un oléoduc acheminant du pétrole kazakh vers l’Europe via la Russie et la mer Noire. Toutefois, l’espoir d’une reprise des exportations de pétrole depuis le Kurdistan irakien, qui pourrait compenser cette perturbation, a rassuré les marchés, ramenant les prix à 74,4 $/b en fin de semaine (Fig. 1&2).
En moyenne hebdomadaire, le contrat à terme du Brent pour avril est resté stable à 75,6 $/b, tout comme le WTI, à 71,8 $/b. Le prix moyen attendu du Brent, selon un consensus d’économistes interrogés par Bloomberg le 21 février, demeure également stable à 75 $/b pour le premier et le deuxième trimestre 2025 (Fig. 3).

Picor PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  270 Ko)
 


17 février 2025

Le Brent quasi stable dans un marché en manque de direction

Après trois semaines consécutives de baisse, les prix du pétrole brut sont restés globalement stables la semaine dernière, s’échangeant à des niveaux similaires à ceux observés vers la fin de l’année dernière. Depuis le début de l’année, le prix du Brent est globalement en baisse de 1,6%. Cette baisse reflète les inquiétudes liées à l’incertitude des politiques américaines concernant les droits de douane, ainsi que des informations selon lesquelles les États-Unis pourraient engager des discussions pour faciliter un accord de paix entre la Russie et l’Ukraine, ce qui pourrait permettre à la Russie d’exporter plus facilement son pétrole. D’autres facteurs ont également influencé les prix récemment, notamment l’augmentation des stocks aux États-Unis, l’anticipation des sanctions par les acheteurs asiatiques qui ont accru leurs achats de pétrole russe et la vigueur du dollar américain. En revanche, des éléments tels que les discussions sur des sanctions plus strictes contre l’Iran et les récentes attaques contre des installations pétrolières en Russie et en Ukraine ont temporairement soutenu les prix (Fig. 1&2).
En moyenne hebdomadaire, le contrat à terme du Brent pour livraison en avril a augmenté de 0,4 $/b (+0,6 %) pour s’établir à 75,6 $/b. Le WTI a terminé à 71,8 $/b, en hausse de 0,2 %. Selon un consensus d'économistes interrogés par Bloomberg le 14 février, le prix moyen attendu du Brent au premier et deuxième trimestre 2025 est stable à 75 $/b (Fig. 3).

Picor PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  270 Ko)
 


10 février 2025

Les guerres commerciales et les sanctions imposées à l'Iran et la Russie créent une forte incertitude et une volatilité marquée sur le marché pétrolier

Les marchés pétroliers ont traversé une nouvelle semaine de forte volatilité, rythmée par les déclarations de l’administration américaine. Après une brève hausse en début de semaine, les prix ont reculé à la suite de l'annonce d'une hausse des tarifs douaniers américains sur les importations en provenance du Canada et de la Chine, ravivant les craintes d'une guerre commerciale et d'une reprise de l'inflation. En parallèle, OPEC+ a confirmé une augmentation progressive de sa production dès avril, tandis que les États-Unis ont réinstauré des sanctions visant à réduire à zéro les exportations pétrolières iraniennes. La publication en fin de semaine des stocks de brut américains en forte hausse a accentué la pression baissière avec un Brent clôturant la semaine sous les 75 $/b (Fig. 1&2).
En moyenne hebdomadaire, le prix du Brent est en baisse pour la troisième semaine consécutive. Le contrat à terme pour livraison en avril a baissé de 1,8 $/b (-2,4 %) pour s’établir à 75,1 $/b. Le WTI a terminé à 71,7 $/b, en baisse de 1,7 %. Selon un consensus d'économistes interrogés par Bloomberg le 5 février, le prix moyen attendu du Brent au premier et deuxième trimestre 2025 est stable à 75 $/b (Fig. 3).

Picor PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  300 Ko)
 


3 février 2025

Le Brent en baisse à 77 $/b dans un climat de tensions commerciales à la suite de l'augmentation des tarifs douaniers par les États-Unis à l'encontre du Mexique, du Canada et de la Chine

Les cours du pétrole brut étaient en baisse la semaine dernière, reflétant une grande incertitude sur le marché pétrolier, alimentée par des facteurs multiples et interdépendants. Le repli inattendu de l'activité manufacturière en Chine, conjugué aux menaces de relèvement des droits de douane par l'administration américaine à l'encontre du Mexique, du Canada et de la Chine, a exercé une pression baissière significative sur les cours du brut cette semaine. Parallèlement, les tensions en Libye, bien que rapidement résolues, ont contribué à une hausse de la prime de risque géopolitique (Fig. 1&2).
En moyenne hebdomadaire, le contrat à terme sur le Brent pour livraison en avril a baissé de 2,1 $/b (-2,6 %) pour s’établir à 77,0 $/b. Le WTI a terminé à 73,0 $/b, en baisse de 3 %. Selon un consensus d'économistes interrogés par Bloomberg le 30 janvier, le prix moyen attendu du Brent au premier et deuxième trimestre 2025 est stable à 75 $/b (Fig. 3).

Picor PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  290 Ko)
 


27 janvier 2025

Le Brent en baisse dans un climat d’incertitude face aux annonces de la nouvelle administration

Les cours du pétrole brut ont enregistré la semaine dernière leur première baisse hebdomadaire de l'année, les marchés essayant d’analyser les implications des nombreuses annonces de la nouvelle administration américaine de ces derniers jours.
Les nouvelles orientations de la politique tarifaire américaine ont été perçues comme un potentiel frein aux échanges internationaux, suscitant des interrogations quant à leur impact potentiel sur la demande mondiale de pétrole. Sur le plan géopolitique, les déclarations du président des États-Unis à l’égard de la Russie ont contribué à maintenir la volatilité des marchés à un niveau élevé. Lors du Forum économique mondial de Davos, le président américain a exhorté l’Arabie saoudite et l’OPEP à réduire les cours mondiaux du pétrole, dans l’objectif de diminuer les revenus pétroliers de la Russie et de « mettre fin à la guerre ». En réponse, le président russe Vladimir Poutine a exprimé son scepticisme, affirmant que cette démarche nuirait également aux États-Unis. Toutefois, il a exprimé vendredi dernier sa disposition à discuter de « questions énergétiques » avec Donald Trump lors d’une prochaine rencontre. Finalement, le manque de clarté sur les priorités stratégiques des États-Unis – qu’il s’agisse de tarifs douaniers, de politiques énergétiques ou d’enjeux géopolitiques – devrait maintenir un climat d’incertitude. Cela poussera les acteurs du marché à la prudence et pourrait intensifier les fluctuations des prix dans les jours à venir.

Picor PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  290 Ko)
 


20 janvier 2025

Le Brent à 81 $/b, suspendu aux décisions stratégiques de la nouvelle administration américaine

La semaine dernière, les prix du Brent ont connu une forte hausse, soutenus par plusieurs signes de tension sur le marché pétrolier. Parmi les facteurs clés, on compte une nouvelle baisse des stocks de pétrole aux États-Unis, une vague de froid sévère sur la côte Est, ainsi qu'une révision à la baisse des prévisions d'excédent pétrolier pour 2025 dans le dernier rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Cependant, l’élément le plus marquant reste la récente décision de l’administration Biden de renforcer les sanctions contre la Russie, alimentant les inquiétudes concernant l'approvisionnement mondial. Cette situation a fait grimper le prix du Brent à plus de 82 $/b, un niveau jamais atteint depuis près de six mois. Ces tensions pourraient maintenir une pression haussière sur les prix à court terme, d’autant que la stratégie que le président élu Donald Trump adoptera face aux sanctions contre la Russie et l’Iran reste incertaine. Lors de son premier mandat, Trump avait durci les sanctions contre l’Iran. Une approche similaire pourrait accentuer les déséquilibres actuels et provoquer une nouvelle envolée des prix pétroliers, déjà sous tension.

Picor PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  290 Ko)
 


13 janvier 2025

Le Brent remonte à 77 $/b soutenu par le renforcement des sanctions américaines contre la Russie

Depuis le début de l'année, le cours du Brent a bondi de plus de 5 $/b, franchissant temporairement la barre des 80 $/b la semaine dernière (Fig. 1 & 2). Plusieurs facteurs expliquent cette hausse : la diminution des stocks de pétrole brut aux États-Unis, une vague de froid frappant la côte Est américaine et l'Europe, une baisse de la production en Russie et aux Émirats arabes unis, ainsi que le durcissement des sanctions américaines contre les exportations de pétrole russe. Cependant, l'attention des marchés devrait bientôt se porter sur la demande mondiale de pétrole, avec la publication cette semaine des rapports mensuels des agences de l'énergie et de divers indicateurs économiques. En Chine, la faiblesse persistante de la demande pourrait maintenir un marché globalement surapprovisionné en 2025, limitant ainsi toute hausse durable des prix. À court terme, la demande de carburant pour le chauffage, liée aux conditions hivernales, pourrait toutefois soutenir les cours. JPMorgan anticipe une augmentation de la demande mondiale de pétrole de 1,6 Mb/j au premier trimestre 2025, un chiffre nettement supérieur à celui de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui table sur une hausse d’un million de barils par jour.

Picor PDF  Lire la suite / Télécharger le tableau de bord (PDF -  270 Ko)
  

En savoir plus
Contact

Jérôme Sabathier

  • Chef du département Economie et évaluation environnementale, direction Economie et Veille